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TRAITE

LHORLOGERIE.

MECHANIQUE ET PRATIQUE.

APPROUVE PAR L'ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES,

Tur THIO U T l'aîné , Maîcre Horloger à Paris , demeurant Quay

Pelletier , Horloger ordinaire de S. M. C- la Reine Douairière

d'Efpagne , & de S. A. S- Monfeigneur le Duc d'Orléans.

ArECFlGZJRES,

TOME PREMIER.

Chez

A PARIS,

CHARLES M O E T T E , rue de la vieille Bouderie , à Saint Alexis,

F K A U L T Père , Quai de Gèvres , au Paradis.

HYPPOLITE - LOUIS GUERIN, rus Saint Jacques , à

Saint Thomas a Aquin. PlERFvE CLEiMENT , Quai de Gêvres , près du Pont Notre-Dame. P I E R R E-A N D R E' DEBATS, Grande Salle du Palais , vis -à-vis

l'Efcalier delà Cour des Aydes , à Saint François. LOUIS D U PU IS,àla Fontaine d'Or , proche la Fontaine

Saint Severin. CHARLES - ANTOINE J O M B E R T , rue Saint Jacques , près les

Mathurins.

M D C G X L I.

"AF E C AFVKOBATION ET F R IF I LLG E D V ROT.

SON ALTESSE SERENISSIME MON SEIGNEUR

LE DUC D'ORLEANS,

PREMIER PRINCE DU SANG,

MONSEIGNEUR^

A reCpeâueufe reconnoîjfance que fat des hontes dont il a flâ a FOTRE ALTESSE SERENISSIME de me combler en m honorant an Brevet de fon Horloger ordmatre ,

a 1)

E P I s T R E

mdutorife à lui dédier le Traité d'Horlogerie Méchanîque & Pratique , que je prends U liberté de lui préfenter. Il efi qjrai , M0NSEIGNEZ^I{ , que c'eft un foihle té- moiniAze pour tant de grâces que je recois tous les jours de V. A. S. lorJquElle 'veut bien m'honorer de Jes ordres , maii j'ejpere que la nouveauté de l'Owurage pourra le lui faire agréer , & que s'il ejî ajfcz, heureux pour mériter Jon approbation , il en fera beaucoup mieux reçâ du Public , qui connaît parfaite- ment le profond fçanjoir & le jufle difcernement de V. A. S, dans tout ce qui concerne les Arts & les Sciences. D'autres aualitezj plus efjentie lie s fourniraient abondament dequoi exercer la plume de ceux qui y comme moi , ne font pas réduits a ne ff avoir manier que le Compas & la Lime ,& fi je ne m'étends pxis d'avantage y MONSEIGNEUR , fur vts Eminentes ^Èrtus y ma fo/blejje & mon impuiffance en font la feule caufe , ^ non mon z,cle. Vous me permettrez, du moins de donner ici des marqu^put;liques du très-profond refpeéî avec lequel je fuis ^

MONSEIGNEUR ,

DE VOTRE ALTESSE SE'RE^NISSIAiE,

Le très-humble Se très-obéïflant ferviteur , T H I O U T l'ainé.

Itiflltlllflliilllliii

PRÉFACE.

DE tous les Arts qui ont rapbrt aux Mathématiques , celui de l'Horlogerie eft un de ceux qui excite le plus la curiofité des Sçavans , parce qu'il efi; àts plus beaux & àts plus utiles. On a cependant fi peu travaillé a faire part au Public de fes produdions , qu'on ne peut en être entièrement fatisfait.

Pour en avoir une connoifTance plus étendue, je me fuis propofé, dans cet Ouvrage , de donner ce qui pou- roit mériter l'attention des Curieux. J'avoue que ce n'efi: pas]une petite entreprile , par la quantité de matières dif- férentes , par fa difficulté , & par celle de manier égale- ment la plume ôc la Lime ; mais comme je me fuis flatte qu'on ne demanderoic à un Artifte que ce qui concerne ia Profellion , j'ai crû avoir allez de connoiflance dans cet Art pour en donner la plus grande & la plus inté« reflante partie- Il eft même fuffifant pour faire entendre cette matière de fiire fimplement l'explication de la con- flrudlion & des effets de chaque Pièce ; de faire obferver les avantages & les défauts qui peuvent en réfulter i de donner les noms & les termes de chacune de ces Pièces avec ceux de tous les Outils qui dépendent de l'Art \ de décrire la méthode qiie la plus grande partie des Maîtres pratiquent dans l'exécution de leurs ouvrages ; d'aprendre les vrais principes &: les règles de TArt dont ils fe fervent, fondés fur les loix de la Géométrie, de la Statique àcSiQs Méchaniques -, & enfin de rendre public les Ouvrages les plus ingénieux & les plus intéreflans qui font venus à ma connoilTance.

P K E F A C E.

Voilà en abrégé ce que j'ai crû néceflciire Se fuffifant pour un Traité d' Horlogerie Méchanique & Pratique. J'ef- père que ceux qui feront fans partialité &c de bonne foi, trouveront dequoi fe fatisfaire dans cet Ouvrage- Dans les différentes Pièces qui le compofent , je cite le nom des Auteurs, autant que je les ai connu ; le mérite que l'on reconnoîtra dans leurs productions , fera en même cems leur éloo;e.

J'ai crû pouvoir mettre mon nom fur les Pièces de ma compodtion, même fur celles que j'ai feulement perfec- tionnées , en indiquant cependant ce qui étoit de moi , &c -ce qui n'en étoit point : Il m'a paru naturel que chacun marque Cqs Ouvrages à fon coin ■-, mais je ne crois pas qu'on puiiTe m'accufer de m'en être aproprié qui ne foient pas de moi, dans l'un ou l'autre des deux cas ci defliis mar- qués. Jeraporte fidèlement ce que j'ai trouvé dans diffe- rens Auteurs , qui m'a paru convenir à mon fujet, no- tamment pîufieurs bonnes Définitions que j'ai tiré du J^iêîionnaire des ^rts , qui trouveront ici leur vraie place.

S'il arrivoit, ce que je ne prévois pas, que les oblerva- tions & les remarques que j'ai faites fur differens ouvrages vinfifcnt à déplaire aux Auteurs dont il feroic quefiion , je déclare & je les prie inflamment d être perfuadé que je n'ai rien avancé pour leur faire de la peine, ni encore moms pour ternir leur réputation ^jnais feulement parce ,<jue j'ai crû être obligé de le faire pour concourir à la perfedion de l'Art. Si j'entre dans certains dérails qu'on pourra, peut-être, regarder comme inutils , c'eft que j'ai crû qu'il valoit mieux s'étendre un peu plus au long, que de pafler légèrement fur des Pièces qui m'ont paru méri- ter quelques attentions particulières ; je fuis même per- fuadé qu'il pourra encore y avoir quelques perfonnes, qui tiouverom que je ne me fuis pas aflez expliq^ué.

PREFACE.

Dans la defcriprion que j'ai faite des Cad ratures Je Répétition ,.j'ai crû qu ilécoit fuffifantde détailler la pre- mière, & de ne parler dans les fuivantes , eue des chan- ocmens ou Gorred;ions qui y ont été faits •■, j'en ai agi de même dans les Echapemens i c'eft pourquoi fi l'on trou- voit quelque difficulté pour concevoir la Méchanique de ces Machines j on aura recours à la première de ces def- criptions.

Si l'on fe plaint de ce que j'ai raporté plufieurs Pièces qui ne font point en ufage , j'ai crû avoir plufieurs raifons pour le faire, i^. C'efl: pour que perfonne ne perde fon tems à les exécuter i ce tems pouvant être employé à des découvertes plus utiles. 2». Quoique ces Pièces ne foient pas bonnes dans leurs principes , elles ne laiflent pas d'être ingénieufes, &: peuvent procurer des idées pour en for- mer d'autres plus avantageufes. 3**. Pour faire cefler l'am- bition des Plagiaires, qui raportent fouvent des Mécha- niques abandonnées , qu'ils débitent comme nouvelles ^ pour s'acquérir une réputation qu'ils ne méritent point envers le Public , dont ils trompent ainfi la confianceo 4**. Pour faire plaifîr à ceux qui iont de bonne foi , èc qui pouvant avoir les mêmes idées des Anciens , croiroienc donner comme nouveau , ce qu'ils ne connoifloienc pas, & qui a été abandonné. 5^ C'eft que Ci l'Art de l'Horlo- gerie eft parvenu à un fi Haut degré de perfedion , on ne peut l'attribuer qu'aux vices des premiers ouvrages qui ont contribué à la corre6iion des féconds r ainfi il étoit intéreilant de connoître la compofition de ces premiers pour en éviter les défauts dont ils font ordinairement accompagnés.

Je ne prétens pas , cependant , que ce Recueil con- tienne toutes les différentes conftru6lions d'ouvrages éûm. on s'eft fervi dans l'Horlogerie i ce me feioit une

PREFACE,

témérité cic l'entreprendre , puifqu'Lin feul homme ne peut pas tout connoître. Il faudroic pour cela que tous les Horlogers & les Curieux de l'Art qui connoifTent celles dont je n'ai point fait mention, vouluflent les don- ner gratuitement i mais il y a trop de perfonnes qui pen- fent différemment , &c qui prétendent même fe faire hon- neur de cacher à la pofterité ce qu'ils ne tiennent fou- vent que du hazard. Il y a encore beaucoup de belles chofes perdues pour être tombées en mains de gens qui n'en connoifTent pas le mérite , ou qui n'ont pu en faire part au Public , faute d'occafion fovorable. Ainfi on ne trouvera donc dans ce Recueil , que celles qui ayant été les plus pratiquées, me font les mieux connues i & celles dont les perfonnes zélées pour l'Art , ont bien voulu me faire part.

Si par erreur je fuis tombé dans quelques fautes , je fuis prêt à les corriger & à me retraiter , fitôt qu'on me les fera connoître h c'eft pourquoi je prie ceux qui liront ce Traité de vouloir bien me faire l'honneur de me com- muniquer leurs obfervations.

J'-^i reçu trop tard une 'Détente de Réveil tres-îngénieufe , une Cadraîure de Pendule d'Equation , & un Globe Celejîe , nouveau, que je naipû inférer ici. Ces Ouvrages ont été in~ ventés par le S"". Jean - Baptifle Catin , du Fort du Plane en Franche-Comté i & le Globe que l'on trouvera dans le Re- cueil des Machines de l'Académie Royale des Sciences, a été imaginé par M. l'Abbé Outhier , O* exécuté par le S". Catin.

AVERTISSEMENT.

Il efi nécejjaire avant de lire l'Ouvrage , de corriger les principales fautes qui Je font glijjees dans l'ImpreJJion , elles font inarquées dans /'Errata,

TABLE

TABLE DES MATIERES

CONTENUES EN CE TRAITE'.

TOME PREMIER.

Ti/f Arteaux , Tas , Enclumes , Bigornes , Ci faille s , Chaîu- •*- "-'■ meaux , Radoirs , Compas à coulijje , Scies , To«r5 , C^c.

Pages 3c. 3 i. ^5^ 31. Tenailles a t'is & à boucles , Prejfe à river les Roues , Cui^ njreaux , différentes Limes , - 35

EgaliJJoirs , Echantillon pour égaler les dents des roues de ren- contre , & differens autres petits Outils à l'ujage de l'Hor- logerie, 34 Compas ordinaire , & dijferens autres Compas , 3 5 Platte-forme pour égaler les roués de rencontre , avec les Outils qui en dépendent , 3 5 Platte-forme pour prendre des grojfeurs de Pignons ou lagran^ deur des roués , le Pignon étant donné , tP* differens autres Outils fervans a l'Horlogerie, ^6 Outil pour mettre les Refjorts de Adontre & de Pendule dans les Barillets y 37 Adachine pour égaler une Fufée dans fa Cage fans la démonter , & autres Outils , 3 8 Poupée d'un Tour en l'air , Machine pour polir des Aiarteaux de Répétition, des faces de pignons , 39 addition a la Machine a fendre les roués fans platte forme , aQ Machine à, dojjîer pour fendre les pignons , 41 Machine ordinaire pourjendre les roues & les pignons , ^5 M^djine a fendre les roués par le S. Sully , 46

b

TABLE DES MATIERES

Aïachine à fendre une infinité de nombres , & Table a cet

f^frge> $ i jnfqiij compris 6 ^

JUachine à fendre & à égaler les roués de rencontre & les

rochers de Pendule , 6<

Jldachine à tailler' des Fufées à droite & a gauche , 66

Adachine pour tailler des Fufées , 6 8

Autre Machine pour tailler des Fufées , c^

Machine qui fert a plufieurs opérations d'Horlogerie , 75

Autre Adachine pour trouver la longueur des Palettes d'un

Balancier, y 6

Autre Adachine pour trowver la longueur des Palettes ^ 77 Adachine a engrenage emplojé a plufieurs ufages , 7 <>

Autre Aiachine a engrenage ^ 80

Machine à tailler les Limes , 81

Adachine à fendre les Roués de rencontre enarbrés y. 8i

Adachine pour polir les Rejforts de Cadran y 8j

Adachine a faire les Engrenages de Montre > 87

Explications de plufieurs Echapemens d'Horloges & de Mon~ très , 5> o

Echapement a ancre pour les Pendules a Secondes j & démon- firation a, ce fujet , 5> i

Démonf ration pour former l'ancre d'un Echapement a Rocher,

P3

Echapement a deux Pendules 3 99

Echapement à Manivelle , 99

Autre Echapement fur le même principe , 100

Pendule circulaire , 100

Echapement à deux Leviers , & règle pour tracer cet Echa- pement , 100 Autre Echapement fur le même principe ^ i o i Echapement à Patte-de-Taupe , i o i Régulateur -^ 1 o »

TABLE DES MATIERES.

Echapement d'un compofe inutile y ,qi

Echapement à une feule Palette , , q i Ichapement à deux Balanciers qui cuvent h attrc les Secondes ,

102,

y^utre Echapement du S. J. B. Dutertre , 102,

Echapement a repos pour les Pendules a Secondes» î 05

Echapement du Sr Sully , , q ,

Régulateur de cet Echapement ^ 104

Echapement a pirouette , 10c

Echapement a une feule palette , 105

Autre Echapement fur le même principe , \o6

Autre Echapement a une palette , i o

Echapement de Aïontre du S. Graham^ lOtT

Echapement de Aiontre a deux repos y 108

Echapement du S. tnderltn , 108

Autre Echapement fur le même principe , 109

Echapement du S. Ver go , I 09

Echapement de Jldontre , i lo

Echapement d'Allemagne , 1 1 o

Palettes raportées , 1 1 o

Echapement a repos pour les grojfes Horloges p iio

Autre Echapement fur le même fujet , 1 1 r

Autres Echapemens fur le même principe , i j i

Autre Echapement fur le même principe , 1 1 ï

Echapement fur le même principe , lit

Echapement à repos avec des chevilles , 112.

Echapement a repos , 1 1 z

Echapement de grofjes Horloges , i i 2,

Autre Echapement fur le même principe , i 12, Verge de Pendule qui corrige par elle-même l'imprejjion que le

chaud tr le froid caufent aux métaux , 112. Confiruâion d'un Pendule pour avoir des iSrations égales au

mouvement a refort , 115

TABLE DES MATIERES.

Sujpenjion d'un Pendule , 114 Echapement avec des frottemens réduits t i \g Des irrégularités de Pendules j 1 ly De la Cycloïde , 1 2. o Démonjlration analogue aux ReJJorts fpiraux au on applique aux Alontres , 117 JHémoire fur la figure des dents des Rpuës & des ailes des Pignons pour rendre les Horloges plus parfaites , np Sur la figure des dents des Roués & des ailes des Pignons ,150 Sur la denture d'une Roué de champ ^ i-c^ Sur les Pignons qui mènent , i cj Sur une Vis fans-fin qui doit mener une Roue , 157 Sur les Pis qui font menées , i f g De l'ufiage Aes Vis~fans-fin , i ^ jj Sur la grojfieur des Pignons , l < ^ Pour les Limes a Pignon, K^r Démonfiration de l'Echapement a Roue de rencontre , 1 s^ Sur le degré de la profiondeur de l'engrenage de la Roué de rencontre fur les Palettes , ic^ Sur la figure de la Denture de la Roué de rencontre , I64. Sur les degrés de l'ouverture des Palettes , i <j 5 Sur la longueur des Palettes , ï66 Ohfervations fur la figure de ta denture de la Roué de ren- contre, 170 Defcription d'un Tour propre a, tourner les Calottes de Mon- tres 0" autres Pièces ovales. I 74

TOME SECOND.

De la conflruéîion des Horloges OH Pendules , 177

Réveil a poids , I 8 i

Horloge à poids qutfonne l'heure & la demie à 184

pendule k fécondes allant quinz^e jours ^ lyg

TABLE DES MATIERES. Ohferi)a.tion fur U confiruêlion dti Pendule KT de la Lentille ^

Adouvement de Pendule a reffort , 193

Pendule à quart , i j, 5

Cadrature d'une Pendule qui Jonne l'heure & la demie a'vec

un Râteau <& un Limaçort , 2.00

Femontoir de Pendule a poids ^ loi

Second Remontoir de Pendule , 204,

Troi/iéme Remontoir , 2.o<S"

Remontoir appliqué à une Pendule qui agit par le mojen d'une

porte , X07

ïfpece de Thermomètre qui fait connaître l'impreiïion que le

chaud & le froid font fur les méteaux , 108

yéutre Remontair , z i o

De la Fufee y 2. i i

Fendule à reffort <& a fufee qui marque le quantième du mois,

O* celui de la Lune , 2,1a.

§luantiéme de mois pour la Pendule , 2, i ^

Méthode pour faire fonner les quarts k une Pendule ordinaire j

Difpoftion de marteaux & de détentes pour faire fonner les quarts a une Pendule , 2, 1 7

X)es Répétitions de Pendule ^ 1, i g

Répétition à tout-ou-rien , xi%

PJpetition à tout-our-rien & a demi quart ^ 2,14

Cadrature de Répétitions d'une difpofition avantageufè , 2,2,6" Cadrature a trois parties ^ 12,7

Tirage à l'Angloife , 2.30

Cadrature Angloife , i j ï

Cadrature de Pendule 3 2, 3 5

Cadrature de Répétition qui Jonne Jes heures, tes quarts tS" les minutes de y en ^^ 2,3 x

TABLE DES MATIERES.

Pendule Angloije marquant & Jonnant plujieurs chofes , 157" Cadraîure de Pendule qui Jonne l'heure (jT les quarts par un

Jeul rouage , 24O

Autre Cadrature qui Junne l'heure & les quarts par un Jeul

rouage y t^t

Répétition de nouvelle conflru6lion , i 4 4

Pendule d' Equation , 14(*

Pendule d'Equation , 148

Pendule qui marque la 'variation apparente du Soleil , 0*c. z 5 o Pendule d' Equation , z 5 i

Pendule qut marque le lever O* le coucher du Soleil , &c. 2. 3 7 Remarque fur le choix des différentes Pendules qui marquent

l' h quation par elle-même , 2, 5 5>

Détente pour faire fonner le tems-vrai avec un cercle d'Equa^

tion , i6 i

Addition pour la Pendule a Secondes de la planche 13. z62. Explication d'un Chajfis de cuivre pour procurer aux Pendules

a Secondes toute la jujlejje pojjible , 16J

Ccnjlruéîion d'une Verge de Pendule qui corrige elle-même

l'alongement O* le racourcijfement que caufent le chaud &

le froid , i 6 8

Defcription des Pendules d' Equation fans courut zyiS

J\4aniere de tracer le cercle d'Equation, 177

Seconde Pendule d'Equation fans courbe y 2.79

Troiféme Pendule d' Equation fans courbe ^ 180

Table a fon ufage , i 8 j

Table des longueurs du Pendule j z 8 4-

Table des Equations moyennes du Soleil prifes fur quatre

années de fuite pour fer vir a tailler les courbes des Pendules

d'Equation , 2-89

Defcription d'une Cadrature qui marque le lever ^ le coucher

du Soleil y les mois^ leurs quantièmes , ceux de la Lune , Ci^

TABLE DES MATIERES.

l'heure qu'il efl dans les principaux lieux de la terre , tirée

d'une des S f hères de l'Ohfernjatoire , 2.^-

Cadrature d'une autre Sphère de l'ObJeruatoire ^ 2.98

Cadrature de Pendule ancienne , ,oq

Cadrature d'une Pendule An^loije , sot

Sonnerie qui Jonne l'heure (^ les quarts ^ar une Roué de

compte, 301

Cadrature de Aiontre a Répétition , 202,

Jldowvement qui roule le long d'un plan incliné y 30 ^

Pendule à quart & à répétition , ^04

Cadrature d'une Pendule , 6^c. jo<

Niveau de nouvelle confiruflion , 2o<

Pendule de nouvelle conjlruéiion , jo<»

Conduite de Cadran de gyoffes Horloges , 308

Autre Conduite fur le même principe , 308

Troijiéme Conduite de Cadran de grojjes Horloges , 308

Autre Conduite de Cadran ,. 305?

Conduite d'un quantième de Lune y 305? Afarteaux difpofes à Jonner les heures O* les quarts par unfeul

rouage , 310

Pendule a, Secondes qui 'va un an , 310

Horloge d'une nouvelle conflruflion , 3 i z

Cadrature de Pendule qui fait Jonner l'heurg O* ks quarts f

313

Cadrature de quantième , 314

Roué qui fait fa révolution dans une année ajïronomique > 3 1 5 Aiontre qui marque le lever & le coucher du Soleil, le quan- tième du mois , &c. 5 i 5 Autre Montre fur le même principe avec des char^emens ^ 3 la Defcription d'une Aiontre ordinaire, 32,5 Ohfervation fur le calibre , ^2.7 Obfervationfur le r effort 0* fur la fufée y ^1%

TABLE DES MATIERES-

Explication fur le rouage à' une Montre ^ Wtjr

Ohfervation fur le Balancier ^ & Jnr le RfJJort fpiral , 3^0

Ohfer'vation fur l'Echapement ^ 331

Ohfervation fur les variations des Af antres , 332,

Ohfer'vation fur la longueur des palettes , 335

Ohfernjation fur l'huile que l'on met aux Montres , 334

Ohfernjation fur la force motrice d'une Aiontre , 335

h (flexions fur la puijfance réglante , 335

ohfervation fur le Rejjort fpiral , 335

ohfervation fur la grojjeur & la forme des pimons , 5 3 tf

Jldéthode pour hien examiner les mouvemens da Adontres ,538

Des Montres k fécondes , 3 5

Différentes Cadratures de Afontre à Répétition , 362.

Cadratures a la Franc oife , 3^i

Cadrature difpofée pour avoir les fécondes , ^(^^

Autre Cadrature difpofée pour les fécondes y ^6^

Qadrature Angloife , ^6j\.

Addition a, cette Cadrature pour répeter le demi quart ou les

minutes ^f 5 . f » 5 . 3^5

Conjlruéîion d'un Kateau , 3 (j 5 Cadrature pour répeter l'heure & Us quarts , t^ toutes les

minutes d'un quart , 3(^5

Cadrature à demi quM't a la Françoife , 3^<»

Autre Cadrature , 367

Cadrature ingénie ufe t ^6j

Cttdrature d'une difpoftion bien différente , 3 ^ 91

Cadrature à demi quart , 37»

Cadrature différente , 370

Cadrature qui répète les minutes de <^. en ^. 371

Defcription de deux Montres à trois parties , 3 7 z

Montre a trois parties, 375

Montre Angloife a trois parties , 377

Montre

TABLE D E S M A T I E R H S. Alontre a quatre parties , ,-.*

D'un Rouage de Répétition qui peut aujji Jeruir pour un Ré^ 'veil,^ 381

Réveil à deux Aîarteaux , '381

Fujee de Montre qui remonte à droite (^ a gauche 3 385 Détente qui fait Jonner un Réveil à la minute , 385

Dijfer entes Détentes de Réveil , 384

Dejcription d'une nouvelle Détente de Réveil. , 385

Sonnerie à Cramailler , 586"

^antiéme de mois appliqué dans le fond d'une Boëte de Alon- tre indépendant du Jl4ouvement , 387 Autre G^ntiéme de Alontre indépendant du Afouvement ,388 ^antiéme de Adois &* de Lune indépendant du Adouve- ment , 388 Remontoir de Alontre propre pour une perfonne incommodée ,

385, Quantième de Adois , 385?

Pendule Angloife , 35)0

Dejcription d'une groffe Horloge de nouvelle conjlruéîion ,

Remarques fur la conjlruéîion d'un Rouage à deux Roues pour les grojjes Horloges , 3^5

Réveil qui peut fonner tous les 14 heures , (S^ n'être remonté ^ue tous les 8 jours , 3^5

Fin de la Table des Matières»

TABLE ALPHABETIQUE

DES MATIERES

. CONTENUES EN CE TRAITE*.

Lezoirs & EgalifToirs , 32 35

jL\ Ancienneté du Pendule , 91 Arbres liHes , 31 , 32

Arbre propre à polir les fuféei , ^z

B

Bigorne, Boette à borax r Bruxelles , Burins ,

c

30

3-1'

CAdrature de Répétition à tout- ou-rien , 2.11

Cadrature de Répétition à tout-oa- rien , & à demi quart , 224,

Cadrature ( autre ) de Répétition à tout-ou-rien , 225

Cadrature de Répétition d'une dif- pofition nouvelle , 2.2.6

Cadrature Angloife à Répétition ,

2.-'yO

Cadrature Angloife qui fonne d'elle- même les heures , & en tirant le cordon elle répète les quarts & les heures après , 331

Cadrature de Répétition à tirage , qui fonne les heures , les quarts & les minutes de 5 en 5 , 235

Cadrature de Pendule qui fonne l'heure & les quarts par un feul

rouage , & qui ell à Répétition ,

2^0

Cadrature qui fonne d'elle-même

l'heure & les quarts par un feul

rouage , & qui efl à répétition ,

2.^ Cadrature de nouvelle conflrudion ,

Cadrature d'une Sphère de TObfer- vatoire , 279

Cadratui-e qui marque le l«ver & le coucher du Soleil , les mois , leurs quantièmes & ceux de la Lune , & l'heure qu'il efl dans les prin- cipaux lieux de la terre ,, 297

Cadrature de Montre dont le râteau efl différent des autres , 302

Cadrature de Montre à Répéti- tion , 36^

Cadrature de Répétition à fécondes,

364.

Cadrature Angloife à quarts , demi- quarts , ou des minutes de 5 en 5 ,

364.

Cadrature qui répète toutes les mi- nutes qui font après les quarts ,

Cadrature à demi-quart a la Fran-

çoife , 366

Cadrature de Montre d'une belle

compofition , 367

Cadrature ( autre ) de Montre à

TABLE AL P H A B E T IQ^U E,

Képetirion , 369

Cadrature de Montre à demi-quarts,

370 Cadrature ( autre | de Montre, 370 Cadrature qui répète les minutes de 5 en 5 , ^ 371

Cadratures de deux Montres à trois parties , 37^

Cadrature ( autre ) de Montre à trois . parties , 375

Cadrature d'une Pendule qui fonne l'heure & la demie , avec un Ka- teau & un limaçon , i 80

Cadrature de Pendule à relTort qui fonne les heures & les quarts par un feul rouage , ^33

Cadrature de Pendule ancienne, 300 Cadrature d'une Pendule Angloife qui fonne l'heure & les quarts , & qui les répètent , 301

Cadrature d'une Pendule à quarts & à répétition , 50^

Cadrature qui fait fonner l'heure & les quarts d'une pofition différente de celles qu'on a vu , 313

Cadrature de quantièmes , 31^

Calibre ou Echantillon pour égaler les roués de rencontre , 52,3^ Calibre d'une Pendule à fécondes qui va un an fans remonter, 310 Cercle d'Equation appliqué aux grolTes Korloges , 39 j

Chalumeau , 20

Cifaille , 50

Compas, 30,55, 3^07' 38 Conduite de Cadrans de grofles Hor- loges, _^ 308, 309 Conduite de quantième de Lune ,

309 Crochet pour faire faire l'effet des

Cadratures de Répétitions , 3^

Cuivrots ,

Cycloide ,

D

33

D

Emonftration qui fait voir com- bien l'ancre perd de force , ^z

Démonftration pour former l'ancre d'un Echapement à Rochet ,

T-v' ^3 jufqu'à 99

Démonftration de . l'Echapement à Roué de rencontre , kJ,

Dents ( Mémoire fur la figure des ) des Roues , & des ailes des Pignons,

129

Dents ( fur la figure des ) des Roués & des ailes des Pignons , i cq

Denture ( fur la figure de la ) de la Roue de rencontre , 1 6^ , i 70

Denture ( fur la ) d'une Roue de champ ,156. Sur les Pignons qui mènent ,157. Sur une Vis-fans- fin qui doit mener une Roue, 1 57. Sur les Vis qui font menées ,158, Sur la grofîéur des Pignons ,159

Détente pour faire fonner le tems- vrai avec un cercle d'Equation ,

z6i

Détente qui fait fonner les Réveils à la minute , 38}

Différentes Détentes de Réveil , 3 8^

Détentes de Réveil , 385

Difpofitions des Marteaux & des Détentes pour faire fonner à une Pendule le quart , la demie , les trois .quarts & l'heure fur deux timbres par la même fonnerie ,

E

Explication de plufieurs Echape- mens d'Horloges & de Mon- tres , 89, 90 & fiùv. Echapement à ancre , 92 Echapement à deux Pendules , 99 Echapement fans bruit , 99 , 100 Echapement à deux Leviers , & addition à cet Echapement ,

100 , 10 r Echapement ( R-egle pour tracer 1' ) à deux Leviers, 100

Echapement à Pate-de-Taiipe , lor Echapement à une Palette , lor Echapement de Montre à deux ba- C ij

TABLE ALPHABETIQ^UE.

lanciers , , ^ °~

Echapement de Montre à deux ba- lanciers de M. Dutertre , 102 Echapement de Pendule de M.

Graham , 103

Echapement à levier de M. Sully ,

103

Echapement à pirouette , 105. A une Palette , 105 , 106

Echapement de Montre à cylindre creux , 106

Echapement de Montre avec des chevilles , 108

Echapement à deux cylindres, 108

Echapement de Montre à deux ro- chers , 109

Echapement du S. Vergo , 109

Echapement ancien d'Allemagne ,

IIO

Echapemens differens pour les grofles

i .orloges , IIO

Echapement de Montre à crochet ,

1 10 Echapement du S. Aman , 112

Echapement à deux leviers pour les erolTes Horloges , 112

Echapement ( autre ) fur le même principe , 112

Echapement avec des frotemens ré- ' duits , 116

Echapement ( Obfervations fur 1' ) des Montres , 331

Engrenage ( Sur le degré de la pro- fondeur de r ) de la Roue de ren- contre , & fur les Palettes , 1 6^

Flllieres doubles & fimples , 36 Forets , 32

Forets ( Guide ) 39

Fraizes , 32

Fulee ( de la ) i 1 1

H

H Orloges ( de la conftrudion des] ou Pendules , ijy

Horloge à poids qui fonne l'heure & la demie , 1 84.

Horloge de nouvelle conftruûion ,

\ '2

Horloge ( Defcription d'une groflè ) de nouvelle conllrudion , 39Z

L Evier pour égaler les fufées , 39 Limes de différentes tailles ,

33 » 34 Limes ( pour les ) à Pignons , 1 63

MAchine pour égaler les fufées , 3«.39 Machine à polir , ^o

Machine à doflier pour fendre les Pignons , à^z

Machine ordinaire pour fendre les Roues & Pignons , ^3

Machine à fendre du S. Sully , 4.6

J^/jachine à fendre fans plate-fovme , 53. Table à l'ulage de cette Ma- chine , 56

Machine à fendre & à égaler les Roues de j-encontre & ks Ko- chets de Pendules , 65

Machine à fendre & à égaler les Roués de rencontre & les Ro- chers de Pendules, 65

Machine à tailler les Fufées à droite & à gauche , GG

Machine pour tailler des Fufées , 68

Machine ( autre ) pour tailler les

Fufe

es

69

Machine plus compofée pour tailler les Fufées , jo

Machine qui fert à plufieurs opéra- tions d'Horlogerie , 73

Machine ( autre ) pour la longueur des Palettes , 5:c. 76

Machine ( autre ) pour le même ufage , 77

Machine à engrenage, 75

TABLE ALPHABETIQUE.

Machine ( autre ) à engrenage , 80 Machine à tailler les Limes , 81 Machine à fcndi-e les Roués de ren-

8 ■» contre , t> rr j

Machine pour polir les ReUorts de Cadran , &c. 85

Machine à faire les engrenages de Montres , ^ 87

Machine ( addition à la ) à fendre les Roues de toutes fortes de nom- bre , 40 Manière de tracer le Cercle d'Equa- tion , -77 Marteaux , ^9 ' ,3° Méthode pour régler la force d'un Rellort de Montre , 3^8 Méthode pour faire fonner les quarts à une Pendule ordinaire , ai 6 Méthode pour examiner les mou- vemens des Montres , 338- Montre curieufe , 315 Montre ordinaire ( defcription d'une)

321

Montres ( fur les variations des ) 532

Montre Angloifeà trois parties , 377

Montre à quatre parties , 379

Montres , obfervations fur l'huile

que l'on y met , 3 54.

Montre ( réflexions fur la puilTance

réglante d'une ) 335

Montre ( Remontoir de ) propre

pour une perfonne incommodée

. d'un bras , 389

Mouvement de Pendule à fécondes

ali:int quinze jours, 188

Mouvement de Pendule à RefTorts ,

& de la Sonnerie , 193,196

Mouvement fur un plan incUné, 30^

Obfervations fur le Relîbrt & la Fu- fée , 27

Obfervations fur le Balancier & fur le Kclfort fpiral, 330

Obfervations fur la longueur des Pa- lettes , 3 3 ;

Obfervations fur le Reflort fpiral ,

Obfervations fur la force motrice d'une Montre , _ 335

Obfervations fur les pignons , den- tures & engrenages , 356

Outils à river , ^^>33

Outils pour placer les Roues de ren- contre , 3^

O ;nl propre à polir le bout des Vis,

Outils pour mettre des RefTorts dans les Barillets, 37, 3^

N O

N

Iveaude nouvelle conftruftion,

O

Bfervations fur d'une Montre ,

le

Calibre 3^7

P Alertes ( fur les degrés de l'ou- verture des ) 165 Palettes ( fur la longueur des ) 166 Pendule circulaire , 100 Pendule ( pour corriger la dilatation d'un ) 1 1 2r Pendule , condruiftion de Pendule pour avoir des vibrations égales appliquables aux mouvemens à RelTort , 113; Pendule , manière de fufpendre un Pendule pour les fécondes , 11^ Pendules ( des irrégularités des) 117 Pendule à quart , 198 Pendule à poids qui eft remonté par la fonnerie, 2.01 Pendule à RelTort &: à Fufée mar- quant les quantièmes de mois & de Lune , z\z Pendules ( Chapitre des Répétitions de) _ ai 8 Pendule 'Angloife qui fonne les heu- res & les quarts fde plus elle mar- que les quantièmes de mois , de Lune , fes phafcs , les jours de la fenxaine, & les mois de l'année, 3 37

TABLE ALPHABETTQ^UE.

Pendule d'Equation , 2'\.6

2.' Pendule d'Equation, _ 2-{S

Pendule qui marque la variation apparente du Soleil , les quan- tièmes de mois , &c. 250 f. Pendule d'Equation , 2.<^2. Pendule qui marque le lever & le coucher du Soleil, les quantièmes . de mois & de Lune , l'Equation du Soleil , les mois & les lignes du Zodiaque , -257 Pendules ( remarques fur le choix des diflerentes ) qui marquent l'Equation par elles-mêmes , ^59 Pendules à Secondes ( addition pour les ) 2^2. Pendule à Secondes ( remarque fur la)

264. Pendules à Secondes , explication d'un Chaiîisde cuivre & d'acier, pour leur procurer toute la juUclTe pcfTible", ^ 267

Pendule , "conflruftion d'une Verge de Pendule qui corrige d'elle-mê- me l'alongement & le racourcif- fement que caufent le chaud & le froid , ^68

Pendules a Secondes ( plufieurs re- marques fur les ) :iy2 Pendule d'Equation fans courbes ,

2y6 Pendule 2. d'Equation fans courbes ,

279 Pendule 3 . d'Equation fans courbes ,

a8o

Pendule qui fonne l'heure , la demie.

Si qui efl à Répétition , 305

Pendule de nouvelle conftrudion ,

306

Pendule Angloife qui fonne l'heure

à chaque quart , &. qui répète les

•quarts & les heures en tirant le

cordon , 390

Pendule , de fa cQnflruftion & de la

lentille , 191

Pince pour tourner les relîbrts fpi-

raux , 32,

Pincettes , 52

Plate-forme pour égaler les Roues de rencontre, 35

Plate-forme pour prendre des gran- deurs & grofleurs des Roues & Pignons, 3 6

Q

QUantiémede mois"pour la Pen- dule , ^ -214- Quantième de mois indépendant du

mouvement appliaué dans le fond

d'une Boette de Montre , 3 8/

Quantième de mois & de Lune aufli

indépendant du mouvement , 388 Quantième de mois, 389

Quantième de Montre indépendant

du mouvement , 388

R

RAcloir , 50

Remontoir de Pendules , 204. Autre Remontoir , 206. Troifième Remontoir , 206

Remontoir appliqué à une Pendule qui agit par le moyen d'nue porte,

207

Remontoir fur le principe de celui

de M. Gaudi'on appliqué à un Ref-

fort , 21(3

RefTorts fpiraux , 127

Réveil à poids , i8i

Réveil de Montre à deux Marteaux ,

282

Réveil qui peut fonner tous les 2^ heures , & n'être remonté que tous les 8 jours, 399

Rouage , explication fur celui d'une Montre , 329

Roue qui fait fon tour en 365 jours 5 heures , 4.8 minutes , 5 8 fécon- des , &c. 3 1 ç

Roue première d'un Rouage de Ré- pétition qui peut aufli faire l'effet d'un Réveil , 381

Remarque fur la conflrudion d'un

TABLE ALP

Ivouage à deux Roues pour les groITes Horloges, 395

HABET IQ^UE.

& le froid font fur les méteaux^

SCies, 30 ,. 3r

Sonnerie à Cramailler 386

Sonnerie qui fonne l'heure & les quarrs par un feul rouage, 301

208

Tour à tourner, ,j ^

Teur ( Defcription d'un ) propre a

tourner les calottes de Montres &

autres nièces ovales , ,'5^

Tuyau dont on s'ell fervi pour reî

medier à l'alongement 6c racour-

Ollbinent du Pendule ,

^75.

TAble des Equations moyennes du Soleil , prifes fur quatre années de fuite pour fervir à tail- ler les courbes des Pendules d'Equa- tion , -289 Tables des longueurs du Pendule ,

2^

Tas ou Enclumes , 1,2

Tenailles à couper , 32. A Vis, 33,

3^. A Boucle, 53 , î^.

Thermomettre ( Efpece de ) qui fait

connoîtrerimprelfion que le chaud

VErges de Marteaux difpofées pour formée l'heure & les. quarts, jj^

Verge de Pendule qui remédie elle- même à fa dillatation , 26r

Vergede Pendules à Secondes qui paroit préférable , 27?

Verge de Roués de rencontre à Pa- lette raportée , jjj^

Villebrequin , ,f

Vis-fans-iin , leur ufage , 1 3 &

Fia de la Tahle Al^hahetique des Matkres.

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CATALOGU E

Df^ Auteurs qui font cités dans cet Ouvrage.

A

ALexandre ( R. P- ) 9^ » 3^ 5 Leutman , ^ 5^

Allard, ^40 M

Aman , 112 , 240 , t x q

Amiraud, 93 \ T Artinot ( Jcrome ) 297,298

•D iVlMayct, ii,^

Bt-,. ,_ Mazurier , 3 9

ErnouUi , ^^7 ^' ^ ,, ^

Bethune ( Chevalier de ) 100 /"N Ns-ea-Brai ( le Comte d )

Bidard , 379 Vy . . . , , b^'+

Boitilîandeau , -206 , 208 , 244 Outhier ( l'Abbe ) a la fin de la i're-

¥

c

CAmus, 1-9 R-

Cadlni , ^70 T> Aillard, c^o,289

Catin la fin de la Tréface. XV Regnauld a Chaalons, 66 , 112,

■Q 113, 114., 116, 216, 217,

D dT,ÏiÔA l'Abbé , ■" ' ' 8? R°^« d?û'êLdefo„d , .4^^

Dute.re(J.B.)|..o,,,o=,385 q^^;,,, , ..^Sé )

r 2^3 . 3Î!

FArdoil, 5!>7°' 75 T

faudrier ( M. de la ) 46, 173 _— u- . ,„ /- s. fit

FlamanviUe ^ io8 T ' ^?/n^ i'm 206 '

' ^-^ JL 92 , 1 00 , 1 1 o , I I I > -2°" >

VJ a07 ,210, 222 , 226 , Z2.J y

C^ Audron, 201, 338 _^,j ^ 2-^6 , 250 , 262 , Z7X ,

IGraham, 103,106, 113 ^73, ^go , 305 , 308 , 512 ,

H 319 > 365 , 375 ' 385 ' 387,

HAger ( D.P ) 3^5 388, 389.

Hildeyard ( R. P. Thomas ) Je- Thiout ( Nicolas ) 3«9

liiite, "^ Tompion, ^31

Huyghens , 9 1 , z 00 , 1 20 y

L XTAyringe,

LArfé( Louis) 306 V Vergo, 109,383

Le Bon, 506,279 Vrayec , ^.^>t APPROBATION

APPROBATION DE L'ACADEMIE.

MESSIEURS de Mairan & de Foucliy qui avoient été nommes pour examiner un Traité d' Horlogerie Aiéchani^ue & Prainjne , com- ■pofé par M. Thiout l'ainé , Maître Horloger à Paris , dans lequel il décrit dans un grand dérail & reprefente avec Figures les différentes con- flruftions d'Echapement , des Rouages & des Cadratures différentes qui ont été inventés & pratiqués par les meilleurs Maîtres , pour les Montres, Pendules & Horloges , parmi lefquels il y en a plufieurs de fa compofition, & dans lequel Traité il y a joint différentes règles pour les Echapcmens , la forme des dentures , & tous les Outils qui font en ufage dans l'Art ; ea ayant fait leur raport , la Compagnie a jugé que cet Ouvrage étoit faic avec beaucoup d'exaditude & de foin , & a crû qu'il feroic d'autaiK mieux reçu du Public , qu'il y a long-tems qu'on en fouhaite un pareil ,<Sc que non-feulement les Amateurs de l'Art , mais auffi plulieurs Maîtres pourroiit y puifer des connoiffances qui leurs feront utiles. En foi dequoi j'ai figné le prefenc Certificat. A Paris ce 7. Août 1740. FONTENELL E, Secrétaire perpétuelle de l'Académie Royale des Sciences.

A V T K E APPROBATION.

J'A Y lu par ordre de Monfeigneur le Chancelier un Manufcrit intitulé Traité de l'Horlogerie , dans lequel je n'ai rien trouvé qui ne puille être utile & a2;réable au Public. Les découvertes & les Ouvrages de l'Art de l'Horlogerie font honneur à l'efprit humain. Cet Ouvrage elt le Recueil le plus complet que nous ayons en ce genre ; on y verra juiqu'à quel point de perfedion cet Art a été porté. Fait à Paris ce 5. Novembre 174.0. ^ "^ PITOT.

L

PRIVILEGE D V ROY.

O U I S par la grâce de Dieu , ' Roy de France & de Navarre : à nos ,a^ Ames & féaux Confeillers les Gens tenans nos Cours de Parlement , Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel , Grand Conleil , Prévôt de Paris , Baillifs , Sénéchaux , leurs Lieutenans Civils , & autres nos Julli- ciers qu'il appartiendra : S a l u t. Notre bien Amé le Sieur Antoine Thiout, Maître Horloger à Paris , Horloger ordinaire de notre très- chere Tante la Reine Douairière d'tfpagne , & de notie très-cher Oncle le Duc d'Orléans , premier Prince de notre Sang , Nous ayant fait remon- trer qu'il fouhaiteroin faire imprimer 6c donner au Public un Manufcrit qui a pour Titre Traité cC Horlogerie , par ledit Sieur Thiout , s'il nous plaifoit lui accorder nos Lettres de Privilège fur ce néceflaires , offrant ^^our cet effet de le faire imprimer en bon papier & beaux caradeies , fuivant La Feuille imprimée 6c attachée pour Modèle fyu» le contrc-fcel des Prélentes,

A CES CAUSES , voulant traiter favorablement ledit Expofant , nous lui avons permis & permettons par ces Préfentes de faire imprimer ledit Traité d'Horlogerie en un ou plufieurs Volumes , conjointement ou fé- parément , & autant de fois que bon lui femblera, & de le vendre, faire vendre & débiter par tout notre Royaume pendant le tems de d o u z k Années confécutives , à compter du jour de la date defdites Préfentes. Faifons défeniss à toutes fortes de perfonnes de quelque qualité & condi- tion qu'elles foient d'en introduire d'Impreffion Etrangère dans aucun lieu de notre obéïlfance ; comme aulfi à tous Imprimeurs , Libraires , & autres d'imprimer , faire imprimer & vendre , faire vendre , débiter ni contrefaire ledit Traité d'Horlogerie ci-delTus fpecifié , en tout ni en partie , ni d'en faire aucuns Extraits fous quelque prétexte que ce foit d'augmentation ou correftion , changement de Titre , même en feuilles féparées , ou autre- ment , fans la permiflîon exprelfe & par écrit dudit Expofant , ou de ceux qui auront droit de lui , à peine de confifcation des Exemplaires contre- faits , de trois mille livres d'amende contre chacun des Contrevenans , dont un tiers à Nous, un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris , l autre tiers audit Expofant , & de tous dépens , dommages & intérêt ; à la charge que ces Préfentes feront enregiftrées tout au long fur le Regiftre de la Commu- nauté des Libraires & Imprimeurs de Paris dans trois mois de la date d'icelle ; Que l'ImprefTion dudit Traité fera faite dans notre Royaume & non ailleurs : Et que l'Impétrant fe conformera en tout aux Réglemens de la Librairie , & notamment à celui du lo. Avril 1725. & qu'avant que de l'cxpofer en vente , le Manufcrit ou Imprimé qui aura fervi de copie à limprefTion dudit Livre fera remis dans le même état l'Approbation y aura été donnée es mains de notre très-cher & féal Chevalier le Sieur Dagueiïeau Chancelier de France , Commandeur de nos Ordres , & qu'il en lera enfuite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique , un dans celle de notre Château du Louvre , & un dans celle de notredit très-chere & féal Chevalier le Sieur Dagueffeau Chancelier de France , Commandeur de nos ,Ordres , le tout à peine de nullité des Préfentes , du contenu defquelles Vous mandons & enjoignons de faire joiiir ledit Sieur Expofant , ou fes ayans caufes , pleinement & paifiblement , fans fouftrir qu'il leur foit fait aucun trouble ou empêchemens. Voulons que la Copie defdites Préfentes qui fera imprimée tout au long au commen- cement ou à la fin dudit Livre foi foit ajoutée comme à l'Original. Com- mandons au premier notre Huifîier ou Sergent de faire pour l'exécution d'icelles tous Ades requis & nécelïaires , fans demander autre Permifiion , & nonobftant clameur de Haro , Charte Normande , & Lettres à ce con- traire : C A R tel ert; notre plaifir. D o]|n n é à Verfailles le treizième jour de Janvier l'an de grâce mxil fept cens quarante-un , &: de notre Règne le vingt-fixiéme. Par le Roy en fon Confcil , S A I N S O N.

RegijtréfHr le Regiflre X de la Chambre Royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris _, TV" 46-7 fol, 4^9. conformément au Règlement de I725. ^ui fait dèferifes Art. IT. k toutes perfonnes de quele^tte /qualité & condition qu'elles foient , autres cjue les Libraires & Imprimeurs , de vendre , débiter & faire afficher aucuns Livret pour les vendre en leurs noms , foit qu'ils s'en dtfent les Auteurs ou autrement , & à [^ charge de fournir à ladite Chambre Royale & Syndicale , huit Exemplaires , prefcrit par l'Article 108. du même Règlement. A Pans le % Alars 1 741. S A o G R A I N , Syndic.

DEFINITIONS

ADD ITIO N s ET CO R RE CTIO NS^

pour le Tome premier.

M 'Etant aperçu de plufieurs omiflîons faites dans {'Errata de ce Livre i j'ai crû , pour la fatisfadion & pour l'urilité publique , devoir le fupri- mer & faire celui- ci. Il m'a en même - tems fourni l'occafion de faire quelques chan^emens^& d'ajourer pluficurs Notes qui m'ont paru nccefTaires pourl'incel- lif^encc de l'Ouvrage. La plijpart des Correilions ne font que des fautes de fonSitation.

Page 2. ligne. I.ttfez d'un volant, p. ۥ l. i^. lifez Cocq. p. 9. /. 3 2. /</?c d'une rivure. p. 10. 1. 30. /;/if?. excurfion. />. I5. /. i.lifez. tait un angle aigu. /, 3. Itfez. efl: l'angle, p. 3 5. /. i 5- ''/^^ eft un compas pour. p. 44. /. 3. lifez. pignon. Pour. p. /St6.l.i0.lije\}\ y en a. p. 47. /.28. lifez. Planche 21. p. ^S.1.6:

velopemens. p. éS. I.-7. Ufez. cmhoètemcnt. p. 73. /. 8. ajoutez 4°. de voir Ci la roue de rencontre eft égale- /. 34. lifez longueur, p. 77. /. tz.lifez lon- gueur. /. 24. lifez pointe du Tour. /. 27. Hfez pour connoître la longueur, p. 78. /. 4, lifez longueur. Il;td. k la fin de la page effacez on en trouvera , &c p. «4. /. \6. lifez archet, p. 50. /. 1 5. ///i^l'on a fait autrement , n'ont pas eu autant. p. 91. /. 38. lifez Horloges, p. 104./. 6. lifez arc. p. 107. l. 22. eff.ice\f^c ne fçache pas,&~f.///>î. on peut finir cette roue fur la machine à fendrc,en fe fervanc d'une fraize creufée comme une roue de champ , & en faifant tourner la plate- forme à la main , jufqu'à ce que l'Ahdade entre dans un autre point, p. lu. l. 3. ///îî. des trois. /. 28. lijez Mayet de Morbier p. iiS.l. 30. je confcillcrois , ajoutez , dit M. Bernoulli. p. 1 52./. 24. lifez l'arc, p. \6o.l. 5 i.///f^du dia- mètre./'. itf5./'.35. //'/ifc pluscourtes. /. 3 8. /{/^î. plus longues, p. i6j. l.i3.Ufez palettes courtes, p. 17I./. 17. Z;/^?. longueur.

Additio?is ér Corrections .^ pour le Tome fécond.

Page I 8 J. ligne i. ///^^ l'une l'autre. /. 9. lifez pour le. p. 1 87. A 3. /(/f^ 78.' p. 188. /. 28. lifez\z roue de.;». 189. /. 6. ajontez fig. 3. />. 193./. 2- ''/^^ cftfuivie.p. I9^ /.14. ///>?. des longueurs. /). 197. 1.6. ///f^ de compte i. fig. 6. I.î^.lifez quand elle eft bien. p. 200. /. 23. lifezcoups. A la dernière dent , la; p. 201, /. 1 1. lifez mais il./.i}.';/f?. fix onces, ihid.hfeztwis onces, p loi.l. y. effacez quin'eft pas dumouvement.C^ <ïy'/«fî,,deftiné à remonter le poids.;7.:o3. effacez le dernier article , & ///f?,, l'autre partie R . de la pièce de précaution fert a lemonrer le poids. Au cas qu'il arrive accident à la pièce I K. ou au volant L.' alors la courbe G H. monte un peu plus haut ^ & l'extrémité R. retient une des chevilles de la roue F. Elle la quitte fitôt qu'elle defcendavec le poids i mais étant auflî tôt remontée , elle retient la cheville fuivante. Ainlî alternati- vement le poids eft remonté , & la Pendule continue d'aller malgré cet acci- dent, p. 204. /. 15. eff^acez C p. 2O5. /. 16. lifez mouvement. La fonneric. f-ioC. l. i^Jifex. la roue C. eft.f. lo-j.l.iQjifex. tige D. jufqu'à./?. 215. /• i2<

^ucez. Srainfi des autres, p. tii'.l. 35. life^li ralonF./?. Z2J, /.13; llfez. Rlp<2 rition. p. 214. /.y. ///fi furie. /. I7. f/.ia^de , de. /. 2 2. ///fc H I L. il tom- be fur le limaçon, f. zi 5. /. il.lifez porte le. l.lS. Ufez. la levée F. du marteaii des heures. p.Z26.l. i',.effacez.T> ,?< ^z ccjui. p. iij. l. 7,6.lifez. G C. qui. /. ^S. llfez. font fous le. ;'.2 2 8, /. 5. Ufez G C. p^h^l. /. 10. ///^î: chevilles fur la roue de cadran./. iL^z/fC quand la répétition cfttirée.^.Jj ^J.lS.lifez.DFG.' l. z^.lifez. détendu par. p. 238. /. 17. hfez. limaçon 4. p. 24I. /. 6. lifezen le tire. /. ïo.lifez.4. 5. p. 245. /. lO. Ufez. ramenez delfous le. /. 17. lifez.\e. levier D E. eft poulfc. p. 246. /. 2I. ^;wî?f?.la naidance que cet jafTembk- ge a di^tc le mouvement de la pendule , efl: par une roue de 80. qui n'eft pas ici reprélèntée. Cette roue engrenne dans un pignon de lo. que le pivot delà troiliéme roue du mouvement porte. Cette roue de 80. porte un canon qui en- tre à frottement dans le canon Hg. 3 . qui oblige toute la machine à faire avec lui une révolution en 60. minutes. La nailfance du mouvement particulier de la cadrarure ellpar larouë B. figure, ibid. efface\\3. feule communication , &c. p. 247. l.ié.tifeT^Ki, fi on avoit craint d'y apporter.^. 248.^.10. ///f <^rivé fur la plaque /7. 249./. 14. ///ê^éiliptique.;?. 251./. ll.eff'-icez. 12. /. 1 7. ///f;^ révolu- tion dans un an. /. 3 1. /i/^c le grand rateau^quand le mois fera fini, une des che^ villes. ;>. 2 5 5 . /. 3. Ufez. du demi cercle, p. 258./. 1 1 . ///f^ place fur réquere; p.ZéZ.l. 8.///f^fig.2. /.3Î. lifez.vcrge après K. le grand bras ell chargé du poids Q^p. 261. L 15. /{/f^deMairan.;?. 26'3. /. 33. liJeX^ ^^ rouage. Sur. p. Z66. par-tout 011 il y a 6. aucalcul d^ jilgcbre^lifez. ù.p.ijj^.l.^o.lifez. exemptcs.p.277,' /.4. Ufez. dont les chifrcs &: lesncms.p. 28I. /. ^o.lifez.èc des cadrans, pz^j: /. 15. lifez.t'^ fixe. /7. 299. /. 7. ///f^ comment. L'étoile, p. s oO. l. 2 1. liftz. prife au bras G. /. 27- Ufez. foient fonnez. /. 3 1. Ufez. deffous le bout. /. 34. levier Z ^ ajoutez. , qui n'eft pas rcpréfcnté./7. 306'. /. 33. Ufez. ce font les. p. 307. /. 55. U- fez. cordon T./. 37. ///>?. cordon N- ^. 3 12. 1. 17. eff.ice\^Ç\xt.l. 27. Ufez. après; Le fécond cliquet fe dégage auffi. p. 3 14. /. 1 3. Ufez. palette. /. 25, effacez il cft de S4 dents p. 5 1 ^.l.zj.Ufez d'une fcconde.p. 3 1 7./. i $.!ifez 7 3 ./.2 3 .iijezî.p. 318. l.iS-Ufez jour, il faut. ;'. 3 2 6./. 3 6. Ufez on goupille.p.3 2 9-^/'« dern.Ug.ajoAtez^ par heure, p. S^Q. l. zz. Ufez plus l'un que l'autre. /. 27. Ufez aiTez bien. Quand. p.^^l.l.zï.lifez parla nnchine. l.zz.eff^icez z^.:}0.sl.l.Z^.Ufez\c même outil le iiii: voir auffi.^. 334. /.15. /(/î'^iil y en auroit moins. /. 27. ///fî; parce que le froid./. 30. Ufez gn cft gêné.;?. 3 55./. 33. ///??. 388800. p. 538- '• 18. Ufez dé- monter ainfi. /. 21. ///f^_ avec le pignon qu'elle mené , ayant. /?. 339- '• 24.//- fez fi r,tvure. /. 27. Ufez le bout. /?. 3 4 1 . /. 1 4. Ufez du bout. /. 22. Ufez du bout. / 3<r. Ufez juftc fur fon quarré , & qu'il appuyé fur le canon de la grande roiië fur laquelle.;?. 343. L 30. Ufez la pouffe, ibid. Ujez qu'il doit y en avoir plus.' /. 38. lifez'û faut être./?. 345. ^ 7. Ufez fe meuve. /. 10. Ufez.\ç trou. /. 22. Ufez. fi le râteau, p. 346. /. 22. Ufé{^ trou, p, 347. /. 6. Ufez trou. p. 348. /. 1 8. Ufez pane fera./. 24. lifezïc delfous. p. 3 50./. 22. Ufez cnarbrées fur leurs pignons. /. 2S.<2/w3fff-?- pignon de la roue de rencontre, p. 352. l. 2/1,. Ufez on l'approche. p. 3j4. Ug. dcrn. Ufzs'cchmffcxoii:. p. 3 s 5- /• lé.Ufez de marcjuer. /. ti. Ufez. en remettant, p. 3 57. /. i.ltfez a^%. 60. 56'. 57. 1 5.

Pansl3.'I^f//?o;/ff^i? y^. Gaiiirovpoiir examiner les mouvemens des Montres l pag- 538- Tom. n. j'avoisfuprinié la defcription d'un Outil qu'il indique pour reUerrerle trou des canons dechauflées , pour les raifons que j'en ai marquées; page 355. même vol. Mais M. Gaudron ayant fouhaité que cet Outil fût connu ttu l'ublic , je le donne ici tel qu'il me l'a donné pour l'y inférer,

y> Ayez un morceau de léton forgé au plus dur cju'ii foit polïïble ; qu'il aiç /

énvirori trois lignes en quarré fur un pouce &: demi de long : Taires-y und 3> queue de trois à quatre lignes pour tenir dans l'ctau : percez un trou au rri- » vers du quarré environ au fiers de la longueur qui refte depuis la queue : fai- M tes en forte que le trou foit égal de grandeur de part & d'autre , & qu'il foie » de la groffeur ordinaire d'un canon de minutes: coupez cette pièce en deux »> au milieu du trou , avec la fcic k plus mince , en forte que chacune des par- " ties porte un demi cercle. Ayez quelque mauvaife roue à longue tige , donc V vous limerez la tige en deux écarilToirs pointus ; vous en introduirez un dans » le canon que vous voulez reflerrer. Vous mettrez dans l'ctau la partie qui " a une queue ; vous poferez votre canon dans le demi cercle ; vous le tiendrez » bien alfujcti dans cette fituation ; alors la vieille roue vous fervira à le tour- » ner fans celTe à mefure que vous fraperez fur le haut de l'autre partie , donc » vous aurez pofé le demi cercle fur votre canon. L'on fent bien qu'il ne faut » frapper qu'à petits coups , & proportionnez à la force du canon qu'il " faut reiferrcr , & aubefoinqu'il en a. L'on fent bien auffi qu'il ne s'agit pas " ici de reiïerrer un trou d'une exccfllve grandeur ; ce n'eft que pour le mettre f' dans fa jufte proportion pour qu'il n'y ait qu'un très-petit conduit de cire ; M c'eft auffi pour redifier les inégalités avec icfquelles un canon fe trouvera " tourner fur fa tige. Ayez pour cet effet des écarilToirs à cinq ou fix pans bien " proportionnés, & qui coupent net. Au refte , comme il s'agit ici que ces de- " mi cercles embraffent la circonférence du canon , il efl: à propos d'avoir trois " ou quatre de ces Outils dont les trous foient de grandeurs différentes. On le » peut aifément, puifque cet Outil eft très-facile & très prompt à faire. Il cpar- 5> gne beaucoup de temps, furtout lorfqu'ii feroit quellion de refaire on canon » de minutes à une répétition. Au furplus félon les circonitances , ou la façon »î de pcnfer , on fe fervira de cet Outil, fi onle juge à propos. Mais quiconque •» s'en fervira avec intelligence s'en trouvera trts- bien.

Page i6o. /. 19. ///«l'échapement. p. $61. l. l z. lifez. de cette, p. 563. /. I 8.' ///Jî. figure 5. eff une autre, p. 364. /. l. life^i toutou-rien ^ K K, /. ^ylifez. comme le.p. 3^5. /. z. f;^<«C(?^ qui fait le toutou-rien , lifez.A eft le râteau des heures. /. S.ejf.icez. les pièces feparées font , lifez Jl faut voit le dcvclopemcnc des pièces. C K. eft le. /. 17. li/iz.çn raifon de la hauteur du limaçon. O &. eft la. ^. 367. /. i^.lifiz. fe meut. p. 3^9. /. lO.lifez dans celle. /. I5. lifez l'écha- pementou levée H. /. 32. li/ez. marteaux. Quand, p- 57I. /. 25. lifez enfcmble. Pour.^. 5 75-/. 31. lifez à être plus grand. /?. 376. /. 10. liiez ip:iï ce moyen elle, p. 384./. S. /i/'f'^cadran G. iîg. 8. ou. p. 389. /. z.lifeX marque. Quand la. ^. 392. I.i0.lifez\e\iti.l.i.6.lifezic\ixs àcMs.p . ■i,^7,.l.\\ .li (ez\\ a pour, p.'^çé.l.li.lifez. inégalités provenant, p. 400, à Lifa^ ajoutez , On peut auffi faire le cadran de leveil à l'ordinaire , c'eft-à dire ^ divifé en i 2. de avoir feulement une roue qui fafTe fon tour en 24. heures , comme aux quantièmes des mois. On difpofera le cadran pour faire fonnerle matin, comme ondifpofe un ijuantiéme pour le £àire changer la nuit,

DEFINITIONS

DES PRINCIPAUX TERMES

D E L' A R T

DE L'HORLOGERIE.

ET DE CEUX

DES MATHEMATIQUES

RELATIFSACETART; IPour feriiir a l'intelligence de ce Traite,

A

CCELERATION , terme de Phyfique i il fe die des Mouvemens donc la vîtefTe s'augmente à chaque moment. Le Mouvement accélère eft contraire au Mouvement retarde.

Acur. C'eft une qualité de fer que la nature ou l'art a rafîné de telle forte , qu'il eft de tous les Mé- taux celui qui eft le plus dur. Acier tiré eft une verge d'Acier paffé par une Filliere cannelée, qui la rend propre à faire des Pignons de difFerens nombres , fuivant la Filière par il a paUe. Aiguille de Montre» C'eft la pièce qui marque les heures & les minutes.

Tome L A

^ DEFINITIONS DES TERMES

Jile. Eft une des branches dûnVollanc de fonnerie j Aile fe dit aiiffi d'une dent d'un Pignon.

/É/(zoir. Eft un Outil rond dont l'on fe fert pour arondir & polir les trous.

Alidade. Règle mobile fur une Plate-forme pour divifer les Cadrans , &:c. La ligne de cette Règle qui pafle toujours par le centre de la graduation eft appelle Ligne fducielle , ou Lig-ac de foi. Qiiand on ajoute , par exemple , une portion de cercle au bas d'un Pendule pour coniioître les degrés de vibrations, le point de repos s'appelle Fiduciclle. Les Horlogers l'appellent ordinaire- ment Point perpendiculaire. L'Alidade eft aufli appellée ligne de foi quand elle eft fixe.

Afigle. Efpace enfermé entre le concourt indirect de deux lignes qui fe joignent en un point j les Angles fe diftinguent par degrés fuivant le plus ou moins d'ouverture qu'ils ont.

Angulaire. On appelle ainfi les Pièces qui ont la forme d'un Angle.

Anneati. Figure ronde, &c. * -^ Aihre , Axe , Ttge & Verge font des termes fynonimes j on dît 'Arbre de Barillet , l'Arbre de la féconde Roue , la tige de la Roue de minute, de la Roue de champ , &c. On appelle Arhre l'Axe qui a befoin de force pour fupporter un gros poids.

Arc, Partie, de la circonférence d'un cercle moindre que la moitié.

Archet. Eft une branche d'acier ou de baleine qui bande une corde à boyau ou un crin pour fervir à tourner, percer, &:c.

AjjUtte. C'eft tout ce qui fupporte quelque chofe , comme TAfliette d'une Roue eft la partie fur laquelle elle eft rivée.

Atnofphtre. C'eft l'air qui environne la terre, & quia un poids équivalant à environ 28 pouces de Mercure. Ces changemcns contribuent à rendre les Vibrations d'un Pendule ôc d'un Balan- cier de Montres irregulieres.

Atome:. Sont des petites parties dont l'air eft rempli , & qui con- tribuent à fahr les pièces d'Horlogerie , principalement celles qui ne font pas bien enfermées.

Axiome fe dit d'un fait certain , d'une vérité inconteftable.

SERVANS A L'HORLOGEP.IE. 5

B

Ty Alancier. Cercle d'acier ou de cuivre qui efl: par l'ccha- .X) pement. C'eft lui qui faic les vibrations dans une Montre : un Bdancier a differens ufages , on l'applique à l'Arbre de la Ma- nivelle d'une grofle Horloge pour faciliter la remonte du poids > plus il elt grand , plus il a de force centrifuge.

Barette. Pièce que l'on met dans un Barillet près du crochet du RelTort pour le maintenir joint contre la Virolle > on attache auiîî des Barettes aux Platines pour noyer les Roues.

Barillet. Pièce qui a la forme d'un Tambotu- dans lequel on renferme le Reff:)rt des Montres & Pendules.

Barillet double , celui qui a une Roue à chaque bout. Barillet tournant-, celui qui porte une Roue. Barillet fixe ^ celui qui a une Roue mobile à Ion centre.

Bafcule dans une grolfe Horloge, eft un Levier dont un bout donne fur la Roue de cheville d'une Sonnerie , & l'autre tire un fil de fer ou de cuivre pour faire lever le Marteau du Timbre , on employé les Bajcules en differens ufages. Bafcula &: Leviers font fynonimes.

Bâfe fe dit generallement de la partie inférieure d'une Pièce telle qu'elle foit , comme d'un cône , d'un cylindre. Le Rochec d'une Fufée de Montre efb fixe à la Bâ/e de la Fufée.

Bâtarde fe dit d'une Lime dont la taille n'eft ni douce ni rude.

Bâte. C'eft le cercle d'une Boëte de Montre qui a une Drageoire pour loger la fauiïe Plaque d'un Mouvement à laquelle on fait ia petite charnière.

Bâti. On appelle Bâti le ChalTis d'une Machine à fendre les roues.

Borax. Suc minerai qui découle des Mines & qui fe congelé de lui-même 5 le meilleur pour fouder eil: le jaune , on l'appelle Chryfocolla 5 il y a aulîî du Borax que l'on fait par artifice- Celui que l'on fait pafTer pour être de Venife , fe fait avec de l'Alun l& roche , denitre , ÔCc on fait calciner le Borax pour qu'il n'en- levé pas la foudure quand on le fait fécher trop vite.

Brai. Pièce qui fe meut furie principe du Levier , & d'une Bafctde i on appelle Bras toutes les parties d'une pièce qui a un centre. Byas de Levier font les deux côtés d'une Bafcule } l'un

Aij

^ DEFINITIONS DES TERMES

cft ordinairement plus grand que l'autre j les deux côtés d'un Fléau de Balance font appelles Bras j celle d'une Equierre s'ap- pelle Branche.

Brunir. C'eft donner un poli aux Méteaux j ce qui fe fait|avec une Pierre fanguine , ou un Outil d'acier trempé & bien poli. On appelle Brunijj'oir les Outils qui fervent à brunir.

Bruxelles. Eft un Outil fait en pince pour prendre de petites pièces.

Burin. Outil d'acier trempé qui fert à graver 6c à couper fur le Tour les Métaux qu'on veut tourner.

CAârature fe dit des pièces qui font placées fous le Cadranr des Ouvrages d'Horlogerie.

Cadran. C'eft la Pièce des Montres êc Horloges 'fur laquelle font marquées les heures j on nomme aulTi Cadran dans les mêmes Horloges les Pièces qui marquent auffi toute autre chofe que les heures.

Cadran Univerfel eft celui qui marque l'heure des principaux lieux de la terre.

Cages font deux Platines avec leurs Pilliers , dans lefquelles font contenues les Rottës , Reflorts , Chaînes de Montre , Pen- dule , Sec

Cage d'Horloge de chambre , de groffe Horloge , quoique faite différemment , n'en contiennent pas moins toute la Méchanique qui eft néccffiire.

CAihre. C'eft le plan ou le deffin des Pièces qui compofcnt une Montre ou Horloge.

Calibrer. C'eft mefurer avec un petit compas fait exprès les dents des Roues &c les aîles des Pignons pour voir elles font égales entre elles.

Calotte. C'eft une efpece de Boëte qui renferme le Mouve- ment d'une Montre pour le garantir de la pouiTiere.

Canal. On appelle de ce nom tout ce qui eft creufé pour y loger quelque chofe.

Canon fe dit de tout ce qui eft creux interieu'rement.

Carillon. Horloge qui fonne difFerens airs.

Centre. C'eft proprement le Point qui dans un cercle eft égale-

SERVANS A L'HORLOGERIE. 5

ment éloigné de tous les points de la circonférence. Centre com- mun de pefanteur c9l le point d'un Levier , autour duquel deux poids attachés à ce Levier demeurent en équilibre.

Centre de gravité. Le point ou un corps fufpendu feroif en équilibre de tous côtés.

Centre de rnouzietneni. Le point autour duquel fe fait un mou- vement circulaire.

Centre de mowvement rc'eiproq^ue efl la même chofe.

Centre d'équilibre forcé ^ eftle pomt ou un corps placé entre deux Reflorts bandés , lefquels font un effort égal pour fe dilater eii directions oppofées &: eft par cela même retenu en équilibre , étant foUicité ou preffe de part & d'autre par deux forces égales & oppofées. Le Centre d'équilibre oifif eft le Point un Corps fe trouve entre deux Reflorts lâches ou débandés , enfortc qu'il demeure en équilibre , ou plutôt en repos par cela feul qu'il n'eft point prefle ni d'un côté , ni de l'autre. Le centre d'Ofcillation d'un Pendule eft plus haut que celui de la Lentille , en raifon de- là pefanteur de la Verge.

Centrifuge. Voyez Baluncier.

Cercle. Figure ronde comprife fous une feule ligne qui a un Point au milieu appelle Centre.

chaîne. Celle qui fert à la Fufée eft faite de petits Maillons à peu-près ovales > TOutil qui les fait coupe 6c perce chaque Maillon d'un coup de Marteau.

Chalumeau. Eft un Tuyau courbé par le petit bout , dont on fe fert pour fonder à la Lampe.

chanfrein. Se dit d'une pièce dont on abbat les quarts. Chan-^ freindre ou ébifeler un trou avec une Fraife , c'eft le faire en cône.

champ. Roues dont les dentures font parallèles à leurs tiges- s'appellent Roues de Champs. Celle qui fait l'échapement qui a la même forme s'appelle Roué de Rencontre.

chape. C'eft la monture d'une ou plufieurs Poulies-

chapeau. Eft une Pièce faite en cône dont la bâfe couvre J par exemple , une Roue que l'on veut ferrer fur vin des Arbres d'une Machine à fendre , le fommet du Chapeau entre dans petit trou fait au- bout d'une vis qui le fert fortement contre la Roue.

chaperon. 'E^xm.Q Plaque ronde placée , par exemple, fur 4§,

4 DEFINITIONS DES TERMES

Pivot d'une Roue de cheville de Sonnerie des quarts , pour faire lever le Détentillon de la Sonnerie des hturesparle moyen d'une cheville, chaperon fe dit de plufieurs cercles qui fervent à diffe- rcns ufages.

c/jauj]ée. Eft le Canon fur lequel l'Aiguille des minutes d'une Montre ell: placé.

choc. Ell l'cfFort qu'un corps fait contre un autre en le ren- contrant. Voyez les Trmtés de Statique.

chute. Terme dont on fe fert pour expliquer les effets d'un engrenage, chute ell fynonime avec choc

Cilindrc. Ell un corps rond & d'égale grofleur. La corde d'une groiïe Horloge s'enveloppe fur un Cilindre de bois qu'on appelle £.ouleau.

Cifatlle. Outil pour couper du cuivre, &c. Clavette. Efpecc de Coin pour arrêter les Tenons, Montants» Pilliers , êcc. d'une grolfe Horloge.

clef\ ou Pas-d'Jjne. C'eft une Pièce qui tient une grande Roue jointe contre un des bouts d'im cilindre d'une Pendule à Secon- des , ou une Roue de Cadran contre fon canon pour qu'elle foit ferme à tourner.

cliquet. Picce qui retient le Rochet & le Reflbrt bandé dans un Barillet de Pendule ou de Montre.

Cccq. Eft un fupport à divers ufages. Le Cocq d'une Montre foutient bc couvre le Balancier.

Cùur. Pièce de cette forme placée fur l'Arbre de la féconde Roue d'une grolTe Horloge pour faire dégager le Pied-de-Biche de la Détente de Sonnerie.

Compas. Inftrument dont on fe fert pour tracer des cercles , pour divifer , &c. Compas droit fert pour couper des Plaques.

Compas courbe. Sert pour mefurer un corps rond. Compas de rê- duâfion , celui qui ayant deux branches croifées, & mouvant fur un centre fixe , forme quatre jambes 5 les deux petites font op- pofées aux deux grandes i ce Compas fert pour réduire ou aug- menter , par exemple , les Pièces d'une Cadrature , & à plufieurs autres opérations. Compas de proportion , eft compofé de deux Branches plates & mobiles dans une charnière j par le moyen de deux lignes divifées à volonté en parties égales, on a par fon moyen \c% grofiTcurs des Pignons , la Roue étant donnée , ou la grandeur de la Roue fi le Pignon eft donné , & on a l'un &

SERVANSA L'HORLOGERIE. 7

l'autre par le moyen de ce Compas quand les deux points font donnés. Cet Outil donne aulFi divers ufages , comme de réfou- dre plufieurs Opérations Géométriques , Ailronomiques , &:c. de forte que tous ces ufages contiennent un Traité particulier. Compteur. Nom que les Horlogers en gros donnent à la dé- tente d'une Sonnerie qui entre dans les entailles de la Roue de compte.

Conduites de Cadran Tringles qui portent des Molettes & qui engrennent les unes dans les autres à Angle droit , ou obtus , pour faire marquer l'heure au Cadran éloigné de l'Horloge 5 il y a des conduites faites avec des Genoux } elles font meilleures quand les tringles font placées à angle obtus.

Cône- C'eft une figure faire en piramide , la Fufée d'une Mon- tre eft formée en Co/ie ., le grand diamètre elf la bâfe, & le petic en eft le fommet , un cilindre plus gros d'un bout que de l'autre a une forme Conique.

Con'ucxe. Eft la rondeur &: la hauteur , par exemple , d'un criftal de Montre , ôc le concave eft le dedans 5 on dit que le criftal n'a pas allez de concavité quand il touche au canon de l'Aiguille des minutes i on pourroit dire aulîi de Convexité , ayanc égard à fon épaifleur.

Corde-ja,fis jin. C'eft une Corde dont les deux bouts font cou- fus enfemble , & dans laquelle on renferme quatre poulies quand on l'appliqtie à une Pendule à Secondes. Cette Corde a la pro- priété de ne point faire perdre de temps au Mouvement quand on remonte le poiJs.

Corps. C'eft tout ce qui a une étendue en longueur , largeur & profondeur. Corps flexible k Rcjfort ■, celui qui a changé de figure par le choc qu'il reçoit d'un autre corps , reprend de foi-méme fa première figure. Corps flexible fans Re^om , eft celui qtii conferve fa première figure.

Cottlan d'un Tour , eft la Pièce qui fixe le fupport ; le Coulan d'une Machine à fendre fixe la Fraize.

CouUjfe. Demi-cercle fous lequel le Râteau du Reiïort fpiral fe peut mouvoir.

Courbe. C'eft tout ce qui n'eft pas en ligne droite, ou qui n'a pas une furface bien unie. La Courbe d'une Pendule d'Equation efl: une Pièce en fosme d'Eliipfe , qui rentre deux fois fur eile- niême.

B DEFINITIONS DES TERMES

Coujjln ou Cûttjfmct. Pièce rarraudée qui fait moitié de la Fil- liere double.

Cramailler. Eft un Râteau denté en Rochet qu'on employé à certaine Méchanique , comme à des Cadratures de Répéti- tion.

^rtifonnC' Lime bâtarde faite dans une Ville de ce nom.

Craqtic. Terme pour dire qu'un RefTort commence à fe cafTer.

Critique. Moment les Limaçons d'une Répétition changent de fituation 5 s'ils ont quelques défauts & que l'on pouffe la Ré- pétition au moment du changement, la Répétition n)écompterai c'eft pourquoi une partie fe meut par fault pour éviter le mo- ment critique.

Crochet. Il y a difFcrentes fortes de Crochets employés dans prefque toutes les Pièces compofées.

Crotjce. Rayons qui maintiennent le centre d'une Roue.

Cycloïde. Voyez le Traife des Ech^^^mens,

D

y^ Ef//<r/Vr"an R ocliet , c'eft lever le Cll^uef. On dit EncliSfage JLy quand on parle d'un Rochet , d'un Cliquet , & de foji Reffort qui agiflcnt enfemble.

Délai. Ce terme a deux significations dans l'Horlogerie > dans les Rouages de Sonnerie c'ell le dernier Pignon , qui eft ainfî nommé parce qu'il fert à ralentir la vîteffe de la Sonnerie. On appelle auffi Délai l'efpace de tems qu'il y a depuis que la che- ville de la Roue d'Etoteau fe repofe fur le Detentillon jufqu'à ce que la Sonnerie parte. Cet intervalle eft dans toutes les Son- neries , excepté celles qui ont des Détentes à fouet.

Dent. Se dit de différentes chofes. La même partie dans un l'ignon fe nomme Aile.

Détente. Il y en a de plufieurs formes. Leurs ufages font de faire détendre les Sonneries.

Détcn-tdlon. C'eft la partie qui eft élevée par les chevilles de la Roue de Minutes.

Dire^ion. On dit Ugfte de Dire^ion , quand un corps fe meut ou fait effort pour fe mouvoir vers un certain côté. En gênerai teut^s lignes par lefqu^lles un corps agit , foie eu tirant , foit en çouffant , ôcc s'appellent lignes de Dire^ions.

Dot^

SERVANS A L'HORLOGERIE. ^

XXoigt de la Pièce àcs quarts d'une Répétition , eft un bras pointu qui entre dans les chevilles pour régler le nombre des

quarts.

Dos-d'âne- Corps ayant deux furfaces inclinées l'une vers l'au- tre , & qui forment un angle.

Do[]ier. Ce font les deux Plaques qui tiennent une Lime droite pour r€gler la profondeur d'ime denture.

Drageotrc. Rainure qui tient , par exemple , le criftal d'une Mon- tre , le couvercle d'un Barillet , 2cc.

Vrille. Outil qui porte un Foret pour percer certaine Pièce pefante> comme Boëte de Pendule de cuivre, ôcc

T^Bifelery voyez Clanfreh. {t^j Equanjfoirs. Verge d'acier trempé à 4. 5. ou €. pans pout agrandir ou croître des trous. . Echapement. Voyez l'article des Echdpemcns. Ecrou. Pièce quarrée ou à pans percée ôc tarraudée , dans laquelle entre une vis j c'eft aulFi un Ecrou que l'on tourne pour haufler & baiffer la Lentille d'un Pendule. ]

Ecroùir, C'ell forger du Leron pour le rendre dur ôc roide , parce que cela refferre les pores.

Eflafi^uer. On dit eflanquer un Pignon pour dire le vuider. Egaler un Pignon, une denture de Roue, C'eft en rendre les Idents égales.

Elapque. QLialké ou vertu d'un coi-ps qui fait refTort tel que principalement l'acier trempé.

Elltpfi. Ovale ou ligne qui fe forme de la feétion d'un cône droit , par un plan non parallèle à fa bâfe. EUipfe eft à peu-près la forme d'une courbe de Pendule d'Equation.

Enihnfe. Ccft une affiette qui fe referve fur l'Arbre d'une grande Roue en le forgeant. Alfutte & embafe , font fynoninies. Toutes les deux font pour retenir une Roue fixe fur fon Arbre^ par le moyen d'une Clavette ou d'une Rfijute.

Emhichetage. Terme dont on fe fert pour déterminer la gran- deur de la Platine de delTus d'une Montre , afin qu'elle ne tou- ciie pas à la Boete quand on ouvre ou qu'on ferme le Mour yement.

îo DEFINITIONS DES TERMES

ËncM^ge. Voyez Décltcîer.

Engnnntr. C'eft l'efFec de la dent d'une Roue qui entre dans l'aîle d'un Pignon.

Epîeicle. Petit cercle qui fe meut dans un autre cercle excen- trique qui le fait mouvoir.

Equation. C'ell la différence du temps vrai au temps moyen , ou la vyiation apparente du Soleil par rapport à l'heure égale de la Pendule. Voyez les Tables d' Equations qui font dans le Livre de la connoi^ance des Temps , ou celle qui eji dans ce Traité. ' Eqiierre. Outil dont on fe fert pour mettre les ouvrages à an- gle droit.

Equilibre. Se dit d'un poids qui en égale un autre.

Effieu ou Axe , font fynonimes. Voyez Arbre.

Etewper. Se dit quand on cliafle un quarré dans un trou pour l'équarir , &c. C'ell en général faire prendre à une Pièce la figure d'une autre > c'eft pourquoi on dit aulîi étemper une Roue de champ ou de rencontre lorfqu'on relevé le champ avec un tas d'acier.

Etoile en matière d'Horlogerie i il y en a de plulîeurs nombre &: forme. L'Etoile d'un Limaçon de Répétition eft une Roue place divifée en douze , dont les dents fe terminent en pointes.

Etoteau. Petite Cheville qui fe meut fur une Roue de Sonne- rie pour l'arrêter & faire le délai , ô: laquelle Roue on appelle Roué d'Etoteau.

Strier. C'eft un efpece de Pont dont les pieds font parallèles.

Excentrique. Cercle qui a un autre centre que celui oîi il eft renfermé. On fait marquer les Secondes fur un Cadran Excen- trique , quand on parle de la diftance qu'il y a entre les deux centres qui ne font point concentriques. On dit i^ Excentricité , &c.

Excurjicn figniiie cours , ou courfe.

Extrême. Terme de Géométrie. Il y a toujours deux Extrêmes dans les Expériences que l'on fait qui font le commencement Sc la fin j le miheu s'appelle moyen.

77 iducielle. Voyez Alidade. Jl Ftgur, Forme extérieure d'une chofe mat^erielle.

Filet , ou Pas de Fis , font tournés Jprallement autour d'un cilindre.

SERVANS A L'HORLOGERIE. u

Fillierc. Plaque d'acier trempé, il y a des trous de pîuficurs groffeurs tarraudés pour faire des vis.

Fixe. C'ell tout ce qui eft arrêté. Fixer un poids , une Roue , tic. c'ell les river ou arrêter autrement.

Fleuron. Partie d'un ornement , ou le Fleuron d'une Aiguille , &:c.

Foliot. Nom ancien de la Pièce qui tenoit lieu de celle que l'on nomme aujourd'hui Balancier.

Force, fignifie ici piaff'ance , forces mowvafites , c'efi: la même cliofe que pu.'jjance j on ne peut augmenter la force mouvante qu'en lui donnant plus de vîtelTe. Ce que l'on gagne Cn temps on le perd en force , c'ell-là le principe de toute la Mécha- lîique.

Forer. C'eft percer un trou avec un Forer.

Fourchette. Pièce attachée à la Verge des Palettes d'un Echa-^ pement de Pendule.

Frai/}. Lime ronde qui s'applique à la Machine à fendre les Roues i il y a des Frailes de plulieurs formes & figures.

Frifer. En terme d'Horlogerie , c'ell ôter la petite pointe àzs, dents des Roues.

Frottement. On ne fçauroit faire mouvoir une feule Pièce qu'il; n'y ait des frottemens. Toutes celles qui fe meuvent & qui font mouvoir fur le principe du levier ont moins de frottemens que celles qui fe meuvent par des plans inclinés.

Fuseau. Dent d'une Lenterne d'une groiïe Horloge.

Fuféc. Pièce d'une forme conique fur laquelle s'enveloppe une chaîne pour tirer le Mouvement d'une Montre, d'une Pendule, &:c.

G

G Aràe -Chaîne. C'efl l'arrêt du Crochet d'une Fufée pour em- pêcher que la Chaîne ne caffe. Cjeneration. Se dit de la formation des lignes courbes produites par le mouvement de quelques autres lignes , foit droites ou cour- bes. La Generatiort 'de la. Cyclotde , de la Spirale , &c. On n'a d'or- dinaire les lignes courbes que par des mouvemens compofés que l'on imagine dans d'autres lignes.

Génératrice. On dit auflî Génération du Cône , du Cilindre,&c. c'eft-à-dire , la formation ou produdlion de ces corps par de cer-. tains mouvemens de lignes.

Bij

3z DEFINITIONS DES TERMES

Genou. C'eft un Globe ferré entre deux Plaques concaves qui peut fervir auffi pour fufpendre une Horloge dans un Vaifleau > on s'en fert encore pour faire mouvoir les Aiguilles de Cadran de grofTes Horloges.

Globe. Eft une boule ronde & égale de diamètre de tous côtés.

Corge. Eft une efpcce de moulure concave.

Goupille. Petite pointe en forme de clavette pour arrêter , par exemple , la Cage d'une Montre , & beaucoup d'autres Pièces.

Coûte. Petite Plaque ronde convexe d'un côté Se un peu con- cave de l'autre ; on l'appelle quelque fois Goûte de Suif.

Graduer. C'eft divifer un cercle en autaiu de parties que l'on a befoin.

Crain-à'Orge. Fiî^ure d'un Angle pointu dont labâfe eft arron- die j il y a des fulpenfions de. Pendule à Grain-d'Orge , autre- ment dit à Couteau , Lime à Grain-d'Orge , ôcc

Crattc-BofJJe. Outil dont les doreurs fe fervent pour éclaircir la dorure.

Gra'vitc. Poids , impreffion que fait un corps pefant fur un plus lé"-er. On appelle en terme de Méchanique Centre de Gravité Is poids qui le divife en deux parties d'une égale pefanteur , en forte que fi ce centre étoit fufpenduil refteroit en équilibre.

Guide. Eft un Outil qui fert à conduire un Foret pour peccer droit les Platines de Montres ôc de Pendules.

H

f 'TJ'Elice. C'eft la forme d'unie vis qui tourne autour d'un Ci- jlJl lindre.

Hori'z,onta,lc. C'eft tout ce qui eft pofé de niveau j le Balancier d'une Montre eft horizontal , quand elle eft pofée fur une table, & quand elle eft accrochée , il eft vertical.

Hyfomochion. Terme de Méchanique , point qui foutient le Le- vier, & fur lequel il fait fon effort quand on k baifle ou. quand on le levé*

J

Amhe. Moitié d'un Compas, &c.

Jeu. Pour dire qu'une Pièce a la liberté qu'elle doit avoir. Incidence. Chute d'une ligne , d'un ray^on ou d'un corps fur

SERVANS A L'HORLOGERIÇ. j;^

un autre L' Incidence d\me ligne oblique en fait my aigu." & l'au- tre obtus. _ ^

Incline. Inclinaifon d'une ligne droite à un plan , "' l'angle aigu de deux lignes droites tirées dans chaque plan par un même point de leurs iedions. On dit plan incliné celui qui n'eft pas pofe ho- rizontalement. On dit en Horlogerie plan incliné, ou talus, tou- tes fortes de parties plates dont la direclion ne tend pas au cen- tre de la Pièce mue.

Index. Petite Aiguille fixe qui marque fur un cercle mobile les divifions qui y font gravées.

Interfe^tion.Vo'mt deux lignes fe coupent l'une l'autre.

ifochrone fignifie égale. Les Vibrations du Pendule {Impie palTent pour être Ifochrones.

L

XAM E fe dit de plufieurs Plaques de Métal foibles &: longues. On dit Lame d'un Reffort de Pendule, de Montre , êcc

Lanterne. Eil: une petite Roue placée au centre d'une grande j elle tient lieu de Pignon dans les grodes Horloges. Les Lanternes font compofées de Fufeaux ronds cilindriques , montés & rivés- entre deux Plaques parallèles. Il feroit à fouhaiter que l'on pût exécuter les Lanternes en petit avec autant d'égalité & de faci- lité que l'on fait les pignons pour s'en fervir dans \es Montres i mais l'exécution en eft trop difficile , on doit former les Aîles des Pignons en général autant qu'il fera poffible fur la forme d'une Lanterne, quoi qu'en puilTe dire les Partifans du fentiment con- traire.

Lardon, Pièce longue que l'on met à coulifle. La queue d''aron- de que l'on met au nez & au talion de potence de Montre , s'ap- pelle aufli Cou/ijfe ou Lardon.

Lentille. En parlant du Pendule c'efl un corps pefant de figure ronde ôc lentigulaire , qui fe termine à angle aigu. On met des Lentilles aux Pendules à Secondes de toutes pefanteurs & diamè- tre. L'ordinaire elt d'environ trois ou quatre livres. On en a fait cjui pefoient jufqu'à cinquante; Leurs vrayes pefanteurs n'efl pas encore déterminée.

Levée. Eft un petit Levier mobile placé fur la tige d'un Màr-^ teau de Répétition i on l'appelle aulîî Echapemcnt.

Levier. Verge ou Barre qtie l'on fuppofe inflexible & fans

14 DEFINITIONS DES TERMES

pefanteur , érq.nt apuyée fur un point , de force qu'il foie , fi l'on veut , horizonral. Si d'un côcé de ce point l'on aplique le poids & de l'autre la puiflancc , il eft clair que fi le poids l'emporte fur lapuiflance, ou la puifiaiice fur le poids, ils Feront mouvoir le Levier.

Liant. Qtiand on parle d'un Reflort qui efl: doux Se qui n'a point de frottement , on dit qu'il eil bien liant.

Ligne çn. Géométrie , longueur fans largeur & fans épaiiïeur , qui va d'un point à un autre- Ligne de direction ell celle qui pafle par le centre d'un Levier & par le point ou il fait effort : on ne peut calculer la force des Leviers coudés qu'en faifant ou fuppofant une Ligne de diredlion du centre au point il fait effort. Il faut voir là-deffus les Livres qui traitent des Méchani- ques. On dit Ligne des deux centres celle qui va d'un centre à l'autre.

Limaçon* Eft: un cercle tourné fpiralement & divifé en douze degrés pour régler les coups de marteau d'une Répétition. Le Limaçon des quarts eft partagé en quatre degrés.

Limbe. C'elt le bord d'une Roue plate.

Lime. Voyez Lime dans le Traité des Outils.

Loupe. Verre convexe , c'eft-à-dire , plus épais au milieu que vers les bords. Il grofiit les objets , on s'en fert pour découvrir ks petites parties des chofes qu'on travaille.

Lunette. En Eîorlogerie c'cft le couvercle d'une Boëte de Mon- tre dans laquelle on met le Criftal. Il y a des Outils de Tours q^^u'on appelle auiïï Lunettes.

M

'JL^Achine. On appelle Machine un compofé de plufieurs U. VJL Pièces pour fcrvir à augmenter la force ou la puiflance , pour mouvoir ou pour arrêter un poids : l'arrêter , c'eft le met- tre en équilibre > le mouvoir c'elt l'emporter fur lui. On appelle ToidiS tout ce que l'on regarde comme devant être ou arrêté, force ou puijjance tout ce qui doit agir pour produire cet effet , & Machine , jtout ce qui donne à la force oti puiffance plus d'avantage pour a^ir qu'elle n'en a par elle-même. Comme le mouvement fe melure par le produit de la maffe & de la vîtefle des corps , & que deux corps dont les maffes font inégales ont

SERVANS A L'HORLOGERIE. 15

des mouvemens égaux , fi la vîrefle du plus petic récompenfe précifement la maJe , il s'enfuie que la mafle d'une petite force ne pouvant être augmentée , il n'y a que fa vîteffe qui puiiîe rêcre , ôc que c'ell-la le feul moyen de la rendre égale ou fupe- rieure à un poids qui auroit l'emporter par fa maffe. Toutes les Machines n'ont donc poi;r bue que de difpofer & de placer la puiiïance 6i le poids, en forte que dans leurs mouvemens qui font toujours oppofés , la vîteffe de la force foit plus grande que celle du poids que l'on fuppofe toujours plus grand par fa malTe: Ainfi dans le même temps que le poids ne parcourt qu'un petit efpace , la puiiTance ell obligée d'en parcourir un grand , & ce defavantage de la puiffancc a fait dire à tous les Méchaniciens , aite ce que l'ongaguc en force on le perd en efpace cr en tems.

Il y a plufieurs Machines fimples telles que le Levier, le plan incliné, la R.ouë avec fon Arbre , 'la vis &Ia poulie.

Les Machines compofées font faites des Machines hmples dif- féremment combinées enfemble.

Toutes les Pièces d'Horlogerie font des Machines plus ou moins compofées.

Maillon. Petite Pièce d'une forme ovale percée de deux trous pour faire des Chaînes de Montres.

Main. Eil une Pièce que l'on employé quelque fois dans les Répétitions. Elle ell divifée en quatre doigts j quoique fon ufage foit fort bon on ne s'en fert à prefent que dans certain cas.

Mandrin. Eli un Outil qui donne fa forme à un trou , dans lequel on le fait entrer.

Mani'veUe. Eft un Levier placé au bout d'un Arbre à angle droit , l'autre bout de ce Levier porte un manche parallèle à l'Ar- bre , par lequel on fait tourner plufieurs chofes. Martenu. Outil. Voyez la Planche i . Marteau d'Horloge ^ celui qui frappe fur le Timbre. Uéchanlque. Art de compofer toutes fortes de Machines mou- vantes. On dit la Méchunique d'une Machine pour dire l'efFec des Pièces qui la compofent. La Méchanique de cette Machine ell {impie pour dire qu'il y a peu de Pièces , & que leurs effets font naturels , folides , 6: ont peu de frottemens. On appelle Méchanicien un Sçavant Géomètre qui fçait l'art & le calcul des forces mouvantes.

Microfiope. Sorte de Lunette , qui groffifTant les objets extraor-

itf DEFINITIONS DES TERMES

dinairement , faic découvrir les moindres parties des plus petits corps de la nature. On s'en fert pour s'afltirer du poli & de la, forme cilindrique des pivots , &c.

Mixte. Terme de Phyfique. Corps Mixte , c'eft-rà-dire , com- .-pofé de plufieurs autres fortes de, corps. Pendule mixte , celui <m.\ eft adapté à un Mouvement , & Pendule fmiple ell celui ,qui eft feul.

Mobile. Eft tout ce qui a du mouvement.

Mobile k frottement. Eft une Pièce qui tient fur une Plaque avec -unContre-Reffort qui ne peut tourner qu'à force. Il y a plu- iîeurs Pièces qui fe meuvent fur ce principe , & qui font exécu- tées différemment.

Mollette. Eft une petite Roue qu'on employé aux conduites des- Cadrans des grofles Horloges.

Montant. Sont les barres de fer ou de cuivre qui font partie <le la Cage des grofles ôc des moyennes Horloges à poids , dans lefquelles roulent les Pivots des Roues.

Montre. Machine ou petite Horloge portative qui marque l'heure , les minutes & its fécondes quand on veut. J'en ai raie -qui fonnent d'elles-mêmes l'heure, ôc 'les quarts , qui répètent l'heure à chaque quart d'elles-mêmes & qui font à Répétition à l'ordinaire > elles ont de plus la propriété que le Reflbrt eft re- monté à chaque fois que l'on pouile la répétition , elles mar- quent les fécondes concontriqtiement. Ces Montres s'appellent horloges à trois parties. L'Art de faire des Montres eft fi perfec- tionné , qu'on leur fait faire quantité d'effets furprenans & par des voyes èi des Méchaniques toutes différentes qui tendent jiéanmoins au même but i mais Igs unes font plus fimples & plj*s iblides que les autres.

On a vu anciennement des Montres fi petites, qu'elles étoient renfermées dans des chatons de Bagues ôc des pendans d'oreilles de femme.

Uortoife. Eft un trou long & quarré par les deux bouts , qui fert pour l'affcmblage des grofles Horloges , dans lefquelles mor- toifes on met des Clavettes-

Moufle.. Sont plufieiirs Poulies qu^on employé 'pour lever aife- «lent des fardeaux i elles fervent dans l'Horlogerie pour multir plier le tems de la remonte d'une Pendule-

Mouvements Tjcrme de Phyfique î adion par laquelle un corps

efl

SERVANS A ^HORLOGERIE. 17

cfl: : Il y a quatre chofes à confiderer dan^ le mouvement 5 la niafle du corps qui ell: mu , l'efpace qu'il parcoure , le temps ^u'il employé à le parcourir, Se le côté vers lequel il fe meut.

Plus la malTe du corps mu eft grande , plus il faut de force pour le mouvoir. Le rapport de refpace que le corps parcoure au tems qu'il employé s'appelle TÎte\je. Pour mouvoir un corps plus vîte il faut plus de force que pour le mouvoir lentement.

Il eft évident qu'il faut la même iorce pour mouvoir un corps avec deux degrés de vîtefle, que pour mouvoir le double de ce corps avec un degré , d'où il fuit que la force eft égale dans deux corps inégaux , li le plus petit va plus vîte à proportion de ce qu'il eft plus petit &; que dans deux corps qui vont également Vice j le plus lent eft plus grand à proportion de ce qu'il eft plus lent , la force eft encore égale.

Le principe général eft donc que quelles que foient les mafîcs & les vîteffes de deux corps , fi le produit de la mafle de l'un par fa vîteffe eft égal au produit de l'autre , leurs forces font égales, &: ces forces s'appellent aulîi leurs quantités de moiivcmeHs.

Si ces corps font tellement firués que leurs mouvemcns foient oppofés , alors comme leurs forces , ou quantités de mouvemens font égales , ils ne pourront agir l'un contre l'autre , ôC demeure- ront en équilibre.

L'Equilibre fe fait donc entre deux corps , quelques inégaux <]u'ils foient, toutes les fois qu'il arrive que le grand ne pourroit fe mouvoir , fans obliger le petit à fe mouvoir d'une vîcelTe qui jécompenferoit la petitefTe de fa maffe.

Le rapport qu'a le mouvement d'un corps au côté vers lequel îl fe fait , eft la détermination de ce mouvement ; ce qui fait qu'un corps va ou de haut en bas, ou de bas en haut , ou de droir à gauche , ôcc ôc fa détermination quand il rencontre un autre corps qui s'oppofe à fon paflage &; qu'il ne peut ébranler , il faut néceflairement que fa détermination change 6c qu'il en prenne une contraire : c'eft ce qui arrive en toute réfieclion quand un corps reçoit du mouvenient de deux forces qui ten- dent à lui donner des déterminations différentes. Comme il ne peut fuivre abfoiument ni l'un ni l'autre , il prend une ligne moyenne entre les deux déterminations , comme fi l'une des for- ces tend à lui faire décrire un côté d'un parallelograme , & l'autre force l'autre côté , le corps décrira la diagonale. Ce mouvemeuc Tome h C

,8 DEFINITIONS DES TERMES

s'appelle compofé , auquel on oppofe \ç. fimpU que l'on conçoit comme fait félon une feule détermination.

Le mouvement compofé varie en une infinité de manières & fe fait tantôt par des lignes droites , tantôt par des courbes , & par une infinité de courbes différentes , félon que les mouvemens. (impies dont il eft compofé fe font par des lignes droites ou cour- bes , & font uniformes ou accélérés , ou retardés.

Les corps qui fe rencontrent fe communiquent du mouve- ment fuivant de certaines proportions que les Philofophes tâchent . de découvrir > ce font ces proportions qu'on appelle Règle dtt mouvement^ ou Loix de la communie aticn du mowvcmcnt.

Mouvement local. Eft le changement de place d'un corps d'un lieu à un autre par un flux continuel.

Aloycn. Ce qui tient le milieu de quelque chofe. On employé la force moyenne en plufieurs occafions. Les Cadratures ancien- nes qui avoient des détentes à foiiet étoient fujettes à manejuer, fi la force moyenne des ReiTorts n'étoit pas bien proportionnée % ce qui étoit un mauvais principe.

N

A 7 ^t,' ^°V^^ Potence^ jj\ Niveau, Inftrument qui fert à tirer ou à déterminer des. lignes parfiitement horizontales.

Nombre. Se dit de la quantité de dents donnée à chaque Roue d'une Horloge pour qu'elle falTe les révolutions qu'on demande. On dit Nombre rentrant quand le nombre du Pignon eft partie aliquote du nombre de la Roue dans laquelle il engrenne.

o

OBlit^ue. Ligne qui n'eft pas à plomb , qui ne fait pas des an- gles droits". Ligne oblique s'oppofe à ligne perpendiculaire. Toute ligne droite qui cif oblique fur une autre fait un angle obtus d'un côté &: un aigu de l'autre. La perpendictxlaire en taie deux droits égaux.

obtus. Angle quia plus de po degrés. Tout Levier qui eft mu par un plan incliné dont la puiflance eft rentrante , eft appelle Talus , ou angle obtiis , 2c ceux qui font mus par une puiflance

SERVANS A L'HORLOGERIE. i,

fityanre font appelles ai^as ou plan incliné y,^^r: exemple, le plus grand bras de i'anchre d'un Echapement porte un Talus , & l'au- tre bras un PU» incliné j mais généralement parlant plan incliné & Talus font fynonimes.

Oeil. Se dit du trou que l'on fait à chaque bout d'un Reflorc de Barillet , dont l'un tient au crochet de l'Arbre , & l'autre à celui de la ViroUe.

Otbe. Corps fpherique qui eft contenu fous deux fuperficies l'une convexe, &: l'autre concave.

Oreille d'un Cocq. Ce font les deux pieds qui portent à plat fur la Platine pour y être fixés avec deux vis.

Ortogonale. Se dit d'une ligne qui tombe à angle droit fur une autre , & on dit ortogonallement pour dire à plomb à angle droit.

OfcilUtion. On prend le point d'Ofcillation d'un Pendule, plus haut que le centre de la Lentille , à caufe de la pefanteur de la verge. Plus elle eft pefante , plus le centre d'Ofcillation monte-

Ovale. Curviligne plus longue d'un côté que de l'autre par l'inégalité de ces deux principaux diamètres. Ovale efl la même chofe qii El lip/è.

OxigonC' Se dit des triangles dont les trois angles font aigusJ

PÂlette d'une Verge de Balancier. Ce font les parties de Le- vier qui engrennent dans la Roue de Rencontre. On dit im- |)roprement Largeur des Palettes , ce qui ell longueur, puifqu'eiles font formées du principe du Levier j ce font donc de petits Le- viers plus longs les uns que les autres , félon la diftance des dents de la Roue de Rencontre.

Pane de Marteau , ell le côté le plus mince. Paradoxe. Veut dire fentiment contraire à l'opinion commune. Parallèle. Se dit des li2;nes é2;alement éloignées entre elles & qui ne fe toucheroient jamais quand on les prolongeroit à l'infini.

Parallclograme. Figure Plane terminée par quatre lignes droites parallèles.

Parallélépipède^ Corps folide enfermé par plufieurs faces pa- yalieies.

Cij

lo DEFINITIONS DES TERMES

Parois. Se dit du côté d'un trou le Pivot frotte.

Pendant. Eft le Bouton d'une Boëte de Montre.

Pcniillon 6c Fourchette font fynonimes. C'eft une Verge rivée avec la tige de l'Echapement pour communiquer le mouvemenc nu Pendule & le maintenir en vibration j ce qui a fans doute fait donner deux noms à cette Pièce , c'ert que le Pendillon porte- une broche qui entre dans une ouverture faite au plat de la ,Ver>^e du Pendule , & Fourchette c'eft effeftivement une Four- chette qui tient lieu de la broche dans laquelle paffe la Verge du Pendule.

Pendule. £(1 une Verge de difFereote longueur que l'on fufpenct aux Horloges pour régler leur mouvement. Elles ont des poids placés à un de leurs bouts qu'on appelle Lentille. Pendule fimple c'eil celui qui étant fufpendu , continue fes vibrations fans au- cun fecours étranger. J'en ai fait un qui alloit jufqu'à environ 14 heures. Un tel Pendule doit avoir 3 pieds 8 lignes environ 6 points 5 fes vibrations font d'une féconde. Avant l'ullige de nos Pendules à Secondes, le Pendule limpleétoit utile pour les obfer- vations. A prefent on s'en fert pour déterminer la vraye longueur du Pendule à Paris &; dans les difFcrens endroits du monde j ce qui a rapport à l'Affcronomie &: à la Géographie.

Pendule mixte. C'ell celui qui elt maintenu en vibration par un Rouage. Ce Pendule n'ell pas toujours fur de battre les Secon- des avec la longueitr du fmiple. Il le faut quelquefois plus long ou plus court , félon la nature de fon échapement j ce qui dé- pend de la b.onneou mauvaife qualité du Rouage, de la pefau- teur de la Verge, de la Lentille , & de la force motrice.

Pendule inflexible. Eft celui qui ell fixé fur la Verge de Palette de l'Echapement.

PercuHion ou choc des corps. ImprefTion d'un corps qui frappe ou qui tombe fur un autre. Il y a un Traité de la percuffion des Corps par M. Mariotie , de l' Académie Royale des Sciences. Il fe vend rue S- Jacques à l'Image S. Paul.

Permettre. Circuit, contour d'une figure, fommes de toutes les lignes c]ui la terminent.

Peripherie. Se dit de la circonférence ou le tour d'un cercle, d'un ellipfe, Sec- ce que les Ouvriers en bois appellent Pour tour.

rerpendicuUire. Ligne miroite tombante fur une autre ligne , £iit les angles droits de parc & d'autre. Une ligne droite ell perpen-

SERVANS A L'HORLOGERIE. rj

diculaire à une courbe quand elle tend à la tengeante menée par le point ou la droite tombe fur la courbe. Voyez Tingeunte. Lignt ferpenàickiaire à l'horizon, Plan perpendiculaire ^ celui qui eft ver- tical i Perpaidictiie , ce qui tombe à plomb. On appelle le Perpen- dicuU d'une Horlo2;e , pour dire le Pendule.

Ferpcndicule. Filet qui tend en bas par le moyen d'un plomb que l'on y attache.

PeJ^nteur- Qiiantité par laquelle une chofe pefante eft portée en bas. La pefrntmr abfolu'e d'un corps pefant dans un milieu li- quide , ell la force que ce corps a de defcendre lorfqu'il eft libre ôc qu'il ne touche à quoique. ce foit , qu'aux parties de ce milieu. Telle eft la pierre qui étant libre dans l'air ne touche qu'aux par- ties de l'air lorfqu'eîle defcend. On appelle pcfunteur rclatiz'e d'un cor pi la force qu'il a de fe mouvoir étant appliqué à quelque autre chofe qu'aux parties du milieu. Ainfi dans un corps qui eft fur un plan incliné , {xpcjanteur relative eft la force qu'il a de rouler fur ce plan. Il y a encore une Pefanteur ou gravité fpeci~ fique j c'eft celle qui procède de la dencité des matières ou de quelque autre caufe , par laquelle un corps pefe plus qu'un au- tre de pareil volume. Tel eft un pouce cube de plomb, qui pefe^ plus qu'un pouce cube de fer.

Pétitions. Terme de Géométrie , fe dit des demandes claires &r intelligibles , dont l'exécution &: la pratique ne requièrent au- cunes démonftrations.

Phnfc. Se dit de diverfes apparences ou afpeâ:s de la Lune , ^c,

Piei-de Biche. Eft le bout d'une dérente qui eft brifée.

Pignon. Petite Roue dentée placée au centre d'une grande

pour multiplier plufieurs tours aux dernières Roues, & faire faire

des révolutions terminées à certaines Roues j les dents des Pi-?-

gnons s'appellent Ailes.

Pillt(.rs. Les Pilliers font partie d'une Cage de Montre , &c. puifqtie c'eft par leur moyen qu'on éloigne les Platines à la di- llance que l'on veut pour contenir les Roues , 6cc. Faux Pilliers font ceux que la fauUe Plaque porte.

Pincette. Outil en forme de petites Pinces, qui eft trés-nécef- faire à quantité d'ufages.

Ptramide. Terme de Géométrie , corps folide qui finit en un feul point , & qui eft terminé par autant de furfaccs triangu- Jaires que fa bâfe a de côtés. Le point aboutit la piramide ^'appelle Sommet.

Ai DEFINITIONS DES TERMES

Pirouette. Ancien échapement de Montres , dont le Balancier faifoit plufleurs tours.

Fivot. Eli: le bout des Arbres , des Tiges , &c. qui entre dans les trous des Platines pour y tourner librement.

Planer. C'eft forger à petits coups une Platine jufqu'à ce qu'elle foit bien dure.

Plaque. La Plaque d'une Pendule efl: celle fur laquelle on at- tache le Cadran d'un côté , & le mouvement de l'autre. La fdujfc Plaque ell une Platine de la grandeur du mouvement fur laquelle on ri^e des petits Pilliers pour donner la hauteur con- venable à la Cadrature. Les Montres ont de même leurs fiuffes plaques ; mais elles font un peu plus grandes que les Platines jdu Mouvement.

P latte-forme. C'eft une Plaque ronde remplie de cercles dans îefquels (ont divifés les nombres dont on peut avoir befoin dans l'Horlogerie. Cette Platte - forme fert pour divifer les Roues. [Voyez les Machines a fendre.

Platine. C'eft une des Plaques de la Cage d'une Montre, d'une pendule , &c. Voyez Ca^e.

Plier. Se dit .d'un Reflbrt qif on enveloppe autour d'un Arbre pour le mettre dans le Barillet.

Podomètre ou Compte-pas. C'eft tm Inftrument en forme de Montre qui fert à mefurer le chemin qu'on fait i il eft compofé d'une Roue de loo. &: d'inie autre de lOi. qui engrennent dans un Pignon de 6. Ce Pignon eft chaque pas que l'on fait par un cordon attaché att genou qui tire un efpece d'échape- ment qui fait fauter une Etoile enarbrée fur le Pignon i ce qui fait faire un degré du Cadran à une Aiguille , pendant qu'un autre en fait le tour & qui marque lOO pas , & l'autre Aiguille marque les centaines. On ajufte cette Machine aux Chaifes de fofte , &c.

Poids. En Méchanique on appelle poids tout ce que l'on re- garde pour être ou foutemx , & l'on oppofe Tipuiffance qui eft ce qui doit agir pour mouvoir ou foutenir le poids. Dans toutes les Machines on fuppofe le poids plus grand que la puijfance , & l'on rend la puilTance égale ou fuperieure par l'augmentation de fa vî- teffe- Un Pendule eft hpuiffance réglante de l'Horloge, de même que le Balancier & fon Reflbrt fpiral le font de la Montre. Voyez Machine & Mouvement. On appelle par abus contre-poids le petit

l

SERVANS A L'HORLOGERIE. ij

oids que l'on met à la corde d'une Horloge pour la retenir fur es pointes de la Poulie.

Font. Se dit de toutes les Pièces qui font fixées , &: qui fer- vent à porter des Pièces qui ne pourroient pas avoir de centre fur Ja Platine.

Fore. Tous les Métaux Se Minéraux , &c. font compofés de petites parties qu'on appelle Pores. L'or a fes Pores plus ferrés que l'acier j ce qi;i rend fon volume plus pefant.

Portée. Se dit de l'afîiette d'un Pivot : quand elle a trop de diamettre, on dit qu'elle a trop de portée, èc par conféquent de frottement. Le pied d'un Cocq , d'un Tenon trop étroit n'a pas alfez de portée pour être folide.

Pojkion des Pièces d'une Machine. C'eft un grand dé£xut que de ne pas donner une pofition avantageufe aux Pièces d'une Ca- drature.

Potée. Etain calciné &: réduit en poudre très-fine pour donner le dernier poli à l'acier. Potée À'Emerie fe dit de la poudre que l'on trouve fous les Meules à tailler des pierres fines.

Potence. C'eft un efpece de Cocq pofé perpendiculairement fur la Platine d'une Montre ou Pendule pour contenir la Verge du' Balancier , ôc pour foutenir la Roiië de Rencontre. Cojttre-po-- tence , Pièce qui foutient la Tige de la Roue de Rencontre d'une Montre.

Poulie. Eft un cercle dont la circonférence eft faite en rainure pour contenir une corde-

Poujfoir. C'eft le pendant ou le bouton d'une Montre à Ré^ pétition.

Projetions. Termes de Méchanique & de Statique. La projec- tion d'un poids , c'eft le mouvement d'un poids jette par une puif- fance , ou la ligne que ce poids décrit par fon mouvement. La projection eft ou verticale , ou horizontale , ou compofée de la verticale , ou de l'horizontale : on peut concevoir la pefanteur comme, une caufe extérieure agiflant perpendiculairement de haut en bas fur la furface de la terre , & par conféquent agifTant- avec moins de force fur le corps qu'elle ne rencontre pas félon la ligne perpendiculaire , elle rencontre dans ctttc ligne les corps qui fe meuvent en l'air , foit verticalement , foit horizontale- ment , & par conféquent ce font ceux fur lefquels elle a le plus - de prife ôc qu'elle rabat le plus vite contre terre j d'où il fuiç

14 DEFINITIONS DES TERMES

que ceux qui fe meuvent feion une ligne qui foit précifement moyenne encre la verticale 6c l'horizontale , c'eft-à-dire , inclinée de 45 degrés à l'horjzon , font ceux que la pefanteur fait tom- ber le plus tard , tout le relie étant égal ; en un mot que la pro- jedion faite fur l'angle de 45 degrés ell celle qui a la plus grande portée horizontale. C'eft fur ce principe qu'elt fondé l'arc de ci- rer le Canon &c les Bombes.

Froportion. Deux raifons égales font une proporcion. Il faut voir là-delTus les Livns de Géométrie.

Puijfance. Terme de Méchanique fe die de ce qui doic agir pour îîiouvoir ou pour foutenir un poids.

Ftilj^tion. Terme qui lignifie l'avantage d'un Levier pour en faire mouvoir un autre. Une Roue qui engrenne près du centre d'un Pignon , a moins de pulfation que fi elle agiflok fur un Pignon aun plus grand diamètre.

IJeue-âe-Eat. Sorte de Limes qui n^ont point befoin de manche parce qu'elles ont une grande queue. ^Tûcu'é daronde. Ell une petite coulilTe plate d'un côté , & ron- de de l'autre. On employé des Qtieuës d'arondes enplufieurs oc- cafions dans l'Horlogerie. On en met une au nez de la Potence 4'une Montre pour faire l'Echapement.

R

T\ Acloir. Eft un Outil ainfi appelle, qui fert à efïàcer les traits J\ de la Lime fur une Plaque de cuivre.

Rarefa6liûn. Adlion par laquelle les parties d'un corps s'éten- dent & occupent plus de place i ordinairement c'eft la chaleur qui produit cet effet. La Verge d'un Pendule eft allongée par le chaud , & racourcie par le froid. On a remarqué que les .Verges d'acier étoient moins fenfibles que celles de cuivre.

Râteau. C'eft une portion de Roue dentée qu'on employé dif- féremment dans les ivlontres. C'eft un Râteau qui fait avancer 6c retarder le mouvement. Dans les Répétitions anciennes c'eft tm Râteau qui faic compter les heures. On l'appelle auffi Cra- tnaillen

Rayon

SERVANS A L'HORLOGERIE. 25

Rayon. C'efl une ligne droite tirée du centre d'un cercle juf- qu'à fa circonférence.

Rectangle. Terme de Géométrie , fignifîe une figure qui a un ou plufieurs angles droits. Qiiatre lignes parallèles éloignées à telle dillance que l'on veut, forment un parallelograme reftano-lc.

Recuire. C'eit rougir les Métaux pour les amolir & les rendre plus malléables.

Recule. Se dit du mouvement d'un corps qui recule par le choc d'un autre. Recule d'échapement , ell: celui que les vibrations d'un Balancier donnent à la Roue de Rencontre pat fes Palettes.

Reculer. Limes que l'on appelle ainfi à caufe qu'elles ne (ont pas taillées d'un côté.

Refleffion. Qi.iand un corps en mouvement en rencontre un qu'il ne peut ébranler , & qui l'empêche de continuer fon mou- vement fur la même ligne , il faut néceflairemenc qu'il com- mence à fe n)ouvoir fur une autre ligne. Si fon mouvement, par exemple , étoit de haut en bas , il fera de bas en haut i s'il étoit de gauche à la droite , il fera de droite à la gauche. Ce change- ment de déterminaifon , ce détour s'appelle Réjleifion- Voyez Mouvement.

Régule. Petit poids qu'on plaçoit fur le Foliot ou Balancier an- cien des Horloges pour le régler.

Repers. C'efl: une marque que l'on fait aux dents des Roues & Pignons elles engrennent. Les Roues de Sonnerie font ordi- nairement reperrées pour que la fuuation des Sonneries fe ren- contre toujours la même. Un Quarré bien ajufté a befoin d'un Repers pour être remis à fa vraye place , ôcc

Répétition. C'efl: une Montre ou une Pendule dans lefquelles en poufl!ant le bouton de l'une , ou tirant le cordon de l'autre , répètent autant de fois que l'on veut l'heure qu'elles marquent.

Refingle. Outil avec lequel on redrelTe les Boëtes boiïelées.

ReJJort. Lame d'acier trempé longue & foible qui s'enveloppe autour d'un Arbre , étant dans un Barillet , pour tirer le mour vement d'une Montre ou Pendule. Il y a des Reflbrts dans l'Horlogerie de plufieurs formes , èc employés à divers ufages. RejJort Spiral, efl: une très-petite Lame tournée fpirallement que l'on applique au Balancier d'une Montre pour régler les vibrations,

Jîiver. C'efl: refouler à coups de Marteau le Métal pour fixer deux ou plufieurs Pièces enfemble.

Tome L D ^

iC DEFINITIONS DES TERMES

Rochet. C'eft une Roue plate dont les denrs fe terminent eW pointes. Ces fortes de Roues font ordinairement en ufage pour les échapemens & pour bander les Reflorts , &:cr

RofettC' C'eft un petit Cadran numéroté à volonté pour indi- quer feulement le côté qu'il faut tourner l'Aiguille pour retarder ou avancer le mouvement d'une Montre.

Rouage. C'eft plufieurs Roues dentées qui engrennent dan» des Pignons & qui font mouvoir tout ce que l'on veut.

Roue avec fon Arbre, eft une des Machines fimples , le poids eft appliqué à l'Arbre , & la puiflance à la Roue , & il eft vifible que la Roue & l'Arbre qui traverfent tournansenfemble , un tour que fait la Roue eft plus grand qu'un tour que fait l'Arbre , & cela par la même raifon que la cireonfcrence de la Roue eft plus grande que celle de TArbre , ou ce qui eft la même chofe,. le demi-diametre de la Roue plus grand que celui de l'Arbre, la puiflance fait donc plus de chemin que le poids, & a plus de vîtefte , dans cette même proportion du demi-diametre de lai Roue à celui de l'Arbre , & par conféquent la force eft augmen- tée j& une petite puiftànce peut foutenir ou élever un grand poids. Voyez Machine &, Mouvement.

Rouleau. Corps de figure cilindrique dont on fe fert dans leS' Méchaniques j dans les grofles Horloges les Rouleaux font de bois , autour defquels s'enveloppe la corde qui élevé les poids. Rouleau fe dit de deax cercles placés excentriquement de l'un à l'autre pour que les deux circonférences forment un angle obtus fur lequel pofe le bout d'un Arbre pour diminuer les frottemens*

rT Autoir. Eft une efpece de Cliquet qui fert à retenir l'Etoile a3 d'une Répétition. On l'appelle auffi valet de l'Etoile.

.Stconde. C'eft la foixantiéme partie d'une minute d'heure & d'une minute de degré.

Secle , haje ou pied à'eftal d'une Boëte de Pendule.

Soudure. Métal compofé de deux tiers d'argent & un tiers de leton pour fouder avec du borax une afiiette de cuivre fur uri Arbre d'acier ou de leton avec une autre pièce de pareil MétaU

Sourdine. Petit Bouton qui fort d'une Boëte de Montre à Ré- pétition , contre lequel on met le doigt pour fentir les coups que la Répétition frappe.

SERVANS A L'HORLOGERIE. ^7

SMtique. Science par laquelle on acquiert la connoifTance des {)oids, des centres de gravité , ôc de l'équilibre des corps natu- rels. Cette fcience confifte purement dans la théorie , OC efl: fort nécelTaire pour former un bon Horlpger.

Superficie en Géométrie^ Stirface étendue en long & en large qui n'a point de profondeur. La fuperficie du plan incliné doit être dure 6c bien polie pour donner de la douceur aux frottemens.

Surprife. Pièce mobile fous le limaçon des quarts d'une Répé- tition- Cette Pièce fert à prévenir le Râteau pour que la Répé- tition ne mécompte pas.

Symétrie. Rapport de parité, foit de hauteur, de largeur ou de longueur des parties pour compofer un beau tout.

TAlott. Partie de la Potence qui foutient la Verge de Ba- lancier.

Talus. Eft un plan oblique formé au bout d'un Levier pour le mouvoir.

Tambour- Se dit d'un cilindre fur lequel font placées des notes félon l'art de la mufique pour faire jouer un Carillon.

Tangente. C'eft une ligne droite tirée fur la circonférence d'un cercle qu'elle touche en un point.

Taraud. Outil dont on fe fert pour former les pas de vis dans un trou.

Tenen. Sont des Pièces qui fervent à Tallemblage des Ouvrages d'Horlogerie.

Terme- En Méchanique fe dit d'un point fixe , ou d'une Pièce qui fe meut , & qui revient toujours au même endroit. Une dé- tente de Sonnerie peut être appellée Terme.

Tige^ Voyez Arbre.

Tiers "point. On appelle ainiî les Limes qui font formées de trois angles.

Tourne-à-gauche. Outil propre à tourner de gros Tarauds & EgalilToirs , &c.

Tra'verfe. Ce terme porte avec foi fa fignification. C'eft une barre plus ou moins grofle qui eft placée horizontalement dans les Machines.

Trempe. C'eft donner une qualité dure à l'acier en le jettant

i8 DEFINITIONS DES TERMES, acc.

tout rouge dans de l'eau froide : on lui donne enfuice le recuit, félon l'ufage que Ton veut faire de l'Outil que l'on trempe.

Triangle. Figure çomprife fur trois lignes , & qui a par confé- quent trois angles.

'TT'lhriition. Eft l'arc de cercle qui décrit un poids fufpendu Ir mis en mouvement» Le Balancier d'une Montre en mouve- ment fe dit auffi , mis en 'vibration.

yiHehrec^uin. Outil propre à faire tourner des Egaliflbirs. Firolle. Eli un petit Canon que l'on met à un manche de lime i il y a des ViroUes fur les Arbres des grands ouvrages mal faits , pour en ôter le jeu , àcc-

Fis. Eft un cilindre cannelé en ligne fpiral qui entre dans un écrou dont l'intérieur du trou eft formé de même. La dillance des filets de la Vis s'appelle pas. Plus la Vis eft grofle & les Pas ferrés , plus elle multiplie fa force.

Fis-jans-fin. Elle fert à bander les Reflorts d'une Montre. On l'employé communément pour faire mouvoir des Roues len- tement.

FoUnt. C'eft une Pièce de Leton placée fur la tige du dernier Pignon du Rouage d'une Sonnerie pour ralentir la diftance des coups.

Fohme. Terme pour diftinguer la groffeur des Horloges.

DESCRIPTION

DESCRIPTION

DES OUTILS

S E R V A N S

A L'HORLOGERIE.

H f ;ig\P^^^

PLANCHE PREMIERE.

FIGURE I.

S T un gros Marteau pour fervir à forger les Pla- tines ôcles Roues fur un Tas ou petite Enclume.

Fig. z. é" }' Reprefentenc les Tas ou Enclumes. Ces Tas font places fur de gros Billots , pour avoir plus de réfillance. Le Tas i- eft ordinairement poli de même que les Marteaux , qui font de diffé- rentes groffeurs , Si qui fervent tant à planer , qu'à une infinité d'autres occafions. ;

Fig. 3 . Eft une Bigorne quarrée , ce qui la rend propre à dif- ferens ouvrages : il v en a de rondes.

Le Tas 4. eft ambulant fur l'Etabli i il eft commode dans quantité d'occafions.

Fig, 5. Eft une Bigorne ronde d'un côté & quarrée de l'autre : elle fe place à l'Etau qu'on trouvera à plufieurs Planches.

Les Tas Fig. 6. 7.8. 5). lo- cjr 15- fe mettent auffi dans l'Etau i le befoin qui fe rencontre en travaillant indique leurs ufages.

30 DESCRIPTION DES OVTILS

Fig- 1 1. Eft un Tas pour étamper des Roues de Champ' & des Kouës de Rencontre de Pendule. On en a de plufîeurs gran- deurs-

Fig. II. Eft un Crochet qui fe met à l'Etau avec le Tas 1 1 » & la Roue , pour empêcher que le Tas ne gliflTe de l'Etau.

Fig. 1 4- c^ 15. Sont des Marteaux d'Etabli 5 il y en a de gros » il y en a de petits .& de différentes formes : les uns ont la tête plate , d'autres ronde ou demi-ronde , de même que les panes.

PLANCHE II.

F I G V R E I.

EST un Tuyau qu'on appelle Chalumeau : il fert à foufler la lumière d'une lampe ou chandelle fur une pièce qu'on veut fonder ou tremper.

Fig, 1. Eil une boëte dans laquelle on renferme le Borax broyé : on le fait tomber fur la foudure par le canon en raclant deflus ics crans.

Fig. 3. Eft une grofle Cifaille qui fe met dans l'Etau pour couper le cuivre Se différentes chofes. Il y en a de beaucoup plus grolTes.

Ftg. 4. Eft une Lame tranchante des deux côtés 5 les tran- chans ont la forme de celui d'une Cifaille : cet Outil porte un grand manche j on l'appelle Racloir : fou ufage eft de racler les Plaques Se Platines , pour efîacer les traits de la lime j ce qui fait beaucoup de diligence.

Fig. 5. Eft un Compas droit à coulifTe , pour couper de grands cercles de cuivre.

Fig. 6- Eft un Outil qu'on appelle Tourne-a-gauche : il fert à tourner de gros Tarauds de Filière & des Egalifloirs.

PLANCHE III.

FIGURE I.

ES T une grande Scie pour fcier du cuivre , la Lame eft bandée par la vis 4. & le bout du manche 3 . dans lequel traverfe une pièce de fer taraudée la vis 4. paffe j cette lame eft faite de reffort de Pendule.

SERRANS A L'HORLOGERIE. jf

Fig. 2. Eft une autre petite Scie à vuider des ornemens.

Ftg. 5 . Eft un Vilebrequin dans lequel on place des £o-alif- foirs, comme la Fig. 6. pour croître les trous : on y met auflî des Fraizes de plufieurs formes. Cet Outil fait une grande dili-

îrence.

ça

PLANCHE IV.

F I G "V R E I.

EST un grand Tour qui fe met à l'Etau par le côté A. qui eft garni de deux plaques de cuivre pour ne pas gâter la raille de'l'Etau.

L'Ouvrage fe met entre les deux pointes B- C lefquelles ont plufieurs petits trous pour faire entrer les pointes ou pivots des pièces qu'on tourne. On change ces pointes de bout félon que l'ouvrage l'exige- La Poupée D. eft arrêtée par fa vis , &' fe meut à coulille. E. Eft le fupport qui haufte, bailfe , & tourne à vo- lonté.

Fig. 7. Eft la pièce qui tient celle Fig. 6. 6c celle-ci tient le fupport E. Ces trois Pièces permettent par leurs conftrudions d'être placées à la volonté de l'Artifte.

F/g. 8. Eft un'e Plaque percée de trous de différentes gran- deurs qu'on appelle Lunette j fa principale propriété eft pour tourner le bout des Arbres & des Pivots.

Ftg. X . Eft uh petit Tour qui fe place à l'Etau par le bouc A. Les Poupées font fixes, il n'y a que les pointes de mobiles, le fupport eft fait fur le principe du grand Tour , Fig. i .

Fig. 5. Eft un autre petit Tour, fans fupport , qui fe metde même à l'Etau , les pointes font mobiles.

Fig. 4- (jr 5- Sont d'autres Pomtes à Lunette , & propres à rouler les Pivots.

PLANCHE V.

F J G 'V R F I. 1. ^. d ^

REprefentent des Arbres liftes, tournés bien ronds , furlef- quels on tourne des Canons de Roues èc quantité de pièces. On a beaucoup de ces Arbres de différentes grofleurs &: gran- deurs , pour être aflortir

.33. DESCRIPTION DES OVTîLS

F'tg. 5. 7- 8. Sont des Arbres à vis qui ont des affiecces ron- des & droites , fur lefquels Arbres on ajoute différentes pièces pour les tourner y on les fait tenir par les Ecroux 4. &: ^ .

Fig. 10. II. II. Sont des Forets j on en a une quantité de difFerentes groflcurs & grandeurs.

Fig. \ ■},■ & 15- Sont des Fraizes propres à noyer des têtes de vis en cône & à d'autres ufages.

Fig. \6. 15). lo. Sont d'autres Fraizes propres pour dreflfer le fond d'un Barillet , celui d'une Roue de Champ , Se pour ra- courcir des Pilliers de Cage , ^c

Fig. 2 1 . Eft une efpece de Foret qu'on appelle anffi Fmizey pour creufer quarrément les bords d'un trou , pour y noyer , par exemple une tête de vis 5 il y en a de plufieurs grofleurs.

Fig. I 7. Eli encore une Fraize qui fe place fur le Tour pour creufer la place d'un Crochet de Chaîne fur la Fufée.

Fig. I 8. Eft un Arbre en forme de Pince , dans lequel on met le quatre de la Fufée pour la polir fur le Tour 5 fi la Fufée ne fe trouve pas "ronde, l'alFiette du Cuivrot A. fe meut excen- triquement en delTerant les deux vis.

Fig. 22. Eli le modèle de plufieurs Alézoirs & Egaliflbirs pour croître & arondir les trous des Pivots ôc autres.

Fig. 2 3 . Eft un Outil à river i il y en a de plufieurs gran- deurs &: de diftcrentes formes.

Fig. 24. Eft un Outil pour chafler les Arbres lifiTes pour ne pas gâter leurs pointes.

Ftg. 25. 26. é' 2^7 Sont des Pincettes de différentes for- ,ines j il y en a de toutes grofleurs & grandeurs.

Fig. %î. & i-S>- Sont des Tenailles à couper.

Fig. 30. Eft lin Calibre pour égaler les Pignons, & pour pren- dre leur groflcur.

Fig. 5 I. Eft une Pince pour tourner les Spiraux j le dedans eft convexe d'un côté êc concave de l'autre.

.Fig. 52. Eft une Pincette double, propre à placer les Spj- ïaux j on l'appelle Bruxelles.

Fig. 33. ElVùn Arbre fur lequel on plie les Reflbrts de Mon- tre pour les mettre & pour les ôter des Barillets.

Fig. 34. Eft un Pointeau. Les Horlogers ont encore quantité d'autres petits Outils très-néceflaires , comme des Qiiarrés à étampcr , des Poinçons ronds 6c plats, &c. qui ne font pas icire- prefciatés. . .

PLANCHE

SERFANS A L'HORLOGERIE. 33

PLANCHE V L

F I G ^ R E 1, & ^■^

SONT de? Tenailles à vis qui fervent à quantité d'Ouvra- ges 5 il y en a de plufieurs grandeurs.

Ftg. 3. Eft une autre Tenaille à vis faite de bois j elle eft commode pour tenir des Pièces 'polies.

Fig. 4. 5- G.(^ p. Sont des Tenailles à Boucle. A. A- Sont les Boucles que l'on tire pour ferrer la Pièce que l'on veut travailler.

Fig. 7. ôi" 8. Sont des PrelTes à river les Roiiës , de même que la Fig. 10.

Fig. I I . c^ I 2. . Sont des Cuivrots à vis.

Ftg. 13. é" 14- Sont leurs plans > ces Cuivrots- font Bons pour mettre fur des tiges de Pignons & de Balanciers , mais on en a ordinairement quantité de fimples de routes grofleurs & erandeLU'S.

PLANCHE VIL

CE font des Limes de différentes tailles & formes qu'on ap^ pelle Limes d' Allemagne, Crapcne , à Tiers-J^eintyà charnière, à re- ciiter, ronde, demi ronde , k queii'é de Rat , k étirer , qtiarrelette , d'entrées, h arofidir , demi-ronde , taillée des deux cotés , à feuille de Sauge rudes (y- douces , à égaler, a Couteaux , dl' ^ Couteau a cfian^uer , à Roué de Rencontre, k Fruot ,k Crochet, &c. Toutes ces Limes <ont de plufieurs grandeurs, formes Se tailles , les unes ne font taillées que d'un côté , les autres le font partout j enfin on ne peut décrire tous leurs ufages ni leurs formes, il f.i-ut nécellairement une pra- tique confommée pour le favoir.

PLANCHE V I I L

F I G 'V R E i. X. (^ T,. ONT d'aittres Limes 3 la première efl à doffier ^ & t. 3,

S

font des Limes quarclettcs rudes. Fig. 4.- Eftun Egalezoirquarréi il y en a à y &i.z6. pans de Tome L E

54 DESCRIPTION DES OVTlLS

toutes grandeurs ôc grofleurs , il y a des Alizoirs ronds en mêmes quantités & grandeurs.

Fig. y 6. & 7- Sont des formes de Limes de Cuivre rouge, jaune , d'étain Se d'acier de toutes grandeurs , mais qui ne iont point taillées , fur lefquelles on mec de l'Emeri , &: de la Potée d.'Etain pour polir i il y en a de pareilles formes laites d'acier bien trempé & poli qu'on appelle BrumÇjoirs.

Fig. 8. Eli une Tenaille à Bjucle , dontfon manche eft percé peur y paflcr du tîl de laton propre à faire des Goupilles.

Fig. c). Eit un Crochet propre à faire faire les effets d'une Cadrature de Montre à répétition j ce Crochet eft ' commode -pour pouffer le Râteau quand on veut égaler le Limaçon des heures.

Ftg. 10. Eli une Tenaille à vis enmanchéc.

Fig. II. 1 1 . û"" 13- Sont des Eurins pour le Tour.

Fig. 1 4. Eff un double Crochet commode pour remettre les Pivots des Roues dans leurs trous , lorfqu'on remonte un Mou- vement de Pendule.

Fig. 1 5. Eft un Canon quatre pour tourner les vis fins iin de Montre j il y en a de toutes grandeurs.

Fig. 16. Eft un Outil propre à polir les botits des vis quand on a été obligé d'en limer après être finies-

Fig. 17. Eit un Echantillon pour égaler les dents des Roues de Rencontre de Montre &: de Pendule. Un tel Outil bien fait & bien ajufté fur une grande Roue, par exemple de i 5. on en peut fa- cilement égaler une petite de même nombre , parce que l'angle étant parfiitement formé du rayon du Cercle de i 5- on n'a plus befoin d'y toucher pour toutes fortes de Roues de ce nombre.

Fig. i 8. Eft un autre Echantillon à égaler des Roues de Ren- contre j mais quand il eft ajufté fur une grandeur, il ne l'eft pas pour une autre , il n'eft pas h commode que le premier.

Fig. 10. Eft un Crochet pour remonter le Rouage d'une Ré- pétition de Montre.

Fig. 20. Eft un Outil pour placer une Roue de Rencontre droite.

Fig. 1 1 . Eft un autre Echantillon pour égaler des Rochets èc des Roues de Rencontre , le bout A. eft taillé en Lime.

^m^

SEKFANS A L'HORLOGERIE. 35

PLANCHE IX.

FIGURE I.

EST un Compas ordinaire qui porte 4. pointes , favoir la pointe à couper A- celle à tête B. fie deux autres à pointes pareilles à celle marquée' i i. L'Ecrou E- porte une Eguiile qui marque les degrés fur le Cadran i 2. ce qui facilite à faire une di- vifîon très-julte > le refte du Compas eft bien connu. '

Fig. 2.5.4. 5. 6. 7. c^ 10. Sont des Compas qui fervent à différentes chofes. Celui 4. eft pour prendre la hauteur des Cages d'un côté , êc l'autre' donne la hauteur des Tiges. Celui 5. eft pour mettre des Balanciers droits ôc de pefanteur. A. eft un Support &: B. une Barette ôcune vis pour arrêter le Compas. Ftg. 6. fie 7. Sont des Compas d'épaifl'eur autrement dit Huit

de Chijfre. ,,^çe-^p''' . ,. .

Fig. 10. Eft pour/ prendre de certaines mefurcs comme la hauteur des Pilliers d'une Montre. 3. Eft un Compas à refTort i il Y en a Ion ajoute des pointes faites dans la forme des Figures 8. fie 5).

^laa&kM^

PLANCHE X.

F I G "U R E I.

ES T une Platte-forme pour égaler les Roues de Rencontre. Cette Roue eft placée au centre j elle eft fixée par le Cercle &. par l'Ecrou C.

Fig. I G. Eft un Compas poitr placer la Roue de Ren- contre au centre.

Fig. 2. Eft un Alidade qui entre fur le Pivot de la Roue de Rencontre , la Palette S- profil 12- donne contre les dents, TAlidade fe meut au point A. on l'écarté jufques fur un des points du Cercle de même nombre que la Roue , fie on con- duit l'Alidade de dent en dent i on cjioifit la plus foible pour y conduire la Branche r. enfuite on recommence le tour , fie on en ôte des dents qui empêchent le Bras A- r. d'approcher des points de la Platte-forme , par ce moyen la Roue eft parfaitementégale, êe en très-peu de tems.

Eij

3(f DESCRIPTION DES OVTILS

Fig' i- 5' ^- & 1- Sont des Fillieres doubles, Iqs dévelope- mens de celle i='/^. 6. Sont E. D. & H. FF. Sont les Coufîinets. G. Eft le corps du Chalîîs démonté S: renverfé.

Fig, 5 . (^ 4. Sont des Fillieres iîmplcs.

Ftg. 8. Sont des Tarauds.

Fig. i I . Eli une Equerre-

Fig- 5). Eft une Alidade.

PLANCHE XL

F I G "V R E I.

E^% Tun grand Compas pour prendre les hauteurs des Arbres /• des Roues. On préfente le pied dans la Cage à l'endroit où. l'on veut placer la Roue , le Relîort tendant à écarter les jam- bes contre les" Pfeth^is , on les arrête avec la vis C Les deux branches N- M. donnent la hauteur que doit avoir l'Arbre j ce Compas eft d'une grande commodité.

Ftg' 3. Eft une Platte-forme fur laquelle eft tiré trois ou qua- tre rayons de chaque cercle , pour s'en fervir de cette forte. Quand on a , par exemple , un Pignon que l'on veut faire fervir avec une Roue de Cent , pour avoir la grandeur de cette Roue on prend le Compas E. La Jambe f. eft taire comme un Calibre à pignon que l'on ouvre & fern^e avec la vis ^. on prend avec ce Cahbre la diftance de deux dents du Pignon, c'clt-à-dire ,1a diftance de deux rayons , enfuite on porte la tête F- au centre de la Platte-forme , on ouvre le Compas jurqu'à ce que les deiix pointes />. foient juftes fur les rayons du cercle de Cent 5 cela donne la grandeur de la Roue , pour qu'elle ait rapport à en- gremier dans le Pignon que l'on vetit faire fervir. Cette méthode eft commode en bien des occafions.

Fig- 4. Eft une groffe Fraife, fur l'Arbre de laquelle on met un Cuivrot pour placer l'Archet , & avec une Palette , comme les Arquebufiers en ont, que l'on met contre l'eftomac pour chan- fraindre un gros trou , percer , &:c.

Fig. 5 . Eft une Lamé aflez foible tranchante des deux côtés , qu'on appelle Spatule Elle eft utile pour broyer de l'Emeri , ou plutôt pour s'aiïurer s'il n'y auroit point de grain capable de faire des traits ftir la Pièce que l'on poli , ou met l'Enieri ou Potée fur la Plaque Fig. 6. qui eft d'acier convexe Se poli..

SERVONS A L'HORLOGERIE. 37

Fjg. 7. EU une efpece de Bigorne que l'on appelle Tillet i on le met àl'Etau. Lafuperlicie A. eft ronde , & propre pour redref-, fer , par exemple , des Boëces de Montre j il en faut de pluiîeurs formes & o;randeurs.

Fig. S. Eft un Outil qui fert aufli à redreffer des Boëtcs j on l'appelle Refmgle j on la tient dans l'Etau par Z. & en frappant ■v:ers le milieu , le bovxt Y. fait refîbrt ôc redrefle les bofles qui font dans la cavité de la Boëte.

Fig- 5). Eft une Loupe qu'il ne faut pas oublier , parce qu'elle eu fort néceflaire pour découvrir de certains défauts que les yeux ne peuvent pas voir.

Fig. 10. Eil un efpece de Compas fort commode pour re- boucher des trous de Pivots j on préfente une des pointes dans le trou que l'on veut reboucher , les deux autres pointes don- nent deux petits points , enfuite on grandit le trou , on le rebou- che , &: on rapporte les deux mêmes pointes dans les points qu'el- les ont fait. La troifiéme marque la vraye place du vieux trou » c'eft un Outil de l'invention du S"^ Beljean , A. eu le plan.

Fig. I I . Eft un Arbre à polir des Balanciers fur le Tour. La partie B- efl: un Canon dans lequel pafle la Verge , l'afîiette i . eft aufîî percée , le Balancier s'applique contre , &: eft arrêté par l'afliette du Canon B. & deux vis i de forte qu'avec cet Outil on poli parfaitement le cercle d'un Balancier

PLANCHE XI L

F I G "V R E I.

ES T un Outil pour mettre des RefTorts des Montres dans les Barillets. A- B- eft un Chalîis qui fe place fur l'Etau, dans lequel Chaflis eft placé un Arbre qui porte d'un côté la Mani- velle C avec un Rochet , un Cliquet &: fon RefTort. Du côté A. l'Arbre porte un Canon quarré dans lequel s'ajuftent plufieurs Arbres qui ont chacun leurs Crochets. D- E. eft une Barre plate qui fait charnière au bout E. elle eft maintenue dans une entaille

F. & le bout D. porte un Crochet 5 on Voit que fi on préfente un RefTort à l'Arbre G. qu'en tournant la Manivelle, que le RefTort s'jenveloppe autour de l'Arbre , l'autre bout du RefTort eft retenu par le bout -de la Barre D. qui s'approche de l'Arbre

G. autant que le RefTort l'y oblige j le RefTort étant ainfi enve-

38 DESCRIPTION DES OVTlLS

Joppé ou plié , on préfente le Barillet , on levé le Cliquet , & oIî laiiTe doucement retourner la Manivelle , enfuite on retire la Machine.

/■/>. 5 . Eft une autre Machine fur le même principe pour mettre les Rcflbrts de Pendule dans leurs Barillets. A . elt le pro- fil, & B- le plan du côté que le Reflort s'enveloppe. X. eftune pièce qui fe meut à un de fes bouts parla vis N. & l'autre porte le Crochet 4- en tournant la Manivelle on enveloppe le Reflbrc autour de l'Arbre r. fon autre bout fera retenu par la Pièce X. & fon Crochet 4. cela étant il n'y a plus qu'à préfenter le Ba- rillet & lever le Cliquet Z. en laiffant retourner la Manivelle E. doucement jufqu'à ce que le Reflort fe développe dans le Ba- rillet , enfuite on démonte la vis N. pour retirer plus aifémcnt le Crochet. X- H- eft uneefpece de Pont qui maintient l'Arbre que le Rochet porte 5 cet Arbre eft creux , &: celui r. paffe quarré- ment au travers ou il eft retenu par la visôv par l'Ecrou K.

Fi<T- 1- Eft une Plaque fur laquelle on met pktfieurs Arbres de Barillets avec leurs encliquetagcs pour bander les Reflbrts A. B. C. & les mettre en prefle plufieurs jours avant que d'éga- ler la Fufée j cette précaution eft néceflaire.

Fig. 3. Eft un Outil qu'on appelle Guide-Foret. Qiiand on perce , par exemple , les trous d'une Platine on pafle la Broche A. au travers du Guide, la pointe donne dans le point que l'on veut percer , on arrête le Guide avec une Tenaille avis, ôc on met le Foret en place delà Broche A. On ne peut percer que fort droit par ce moyen.

Fig. 4. Eft une forte de Compas qui a d fferentcs propriétés.

PLANCHE XIII.

F I Q "V R E l.

ES T une Machine pour é2;aler une Fufée dans fa Cage flms la démonter j pour cet eflet on met la Cage fur trois griiFes Figure 1. le plan de ces trois griffes eft Figure 5. La Cage & ces griffes font vues de côté fur la Machine qui eft tenue dans l'Etau par le tenon A. La Barre B- C porte deux Poupées comme celles cUun Tour , mais elles font fixes & tournées différemment , com- me on le voit, les griffes portent une Broche D. qui paffe dans la tête de la Poupée , qui eft arrêtée avec une vis comme la pointe

SERRANS A L'HORLOGERIE, 35,

d'iin Tour j ce qui fait qu'on peuc tourner la Cage à fa commo- dité. La féconde Poupée C- tient auili une Broche parallèle à celle qui tient la grifte i fur cette Broche fe meut le Burin E. que l'on baiffe fur les tilets de la Fufée , de forte que le Barillet , la Chaine 6: la Fufée étant dans la Cage , & le lleûort bandé , on ajufbe le Levier 3. fur le quarré de la Fufée, & on place le poids F. dans un endroit elle puifle faire équilibre avec le Reflbrt j c^la étant ainfi dilpofé , on tourne le Levier en examinant à chaque tour ie poids continué à faire équilibre avec le Rcffort > fi le poids l'empoite, il faut racourcir le Levier en le changeant de place i mais fi au contraire c'ell le lieffort avec le Bras &: le Burin qui ell: au bout , on enfonce les filets de la Fufée à l'en- droit ou elle ell trop grofie , on continue ainfi en tâtonnant juf- qu'à ce qu'il paroifle une équilibre raifonnable ; ce qui efb d'au- tant plus commode qu'il ne faut pas à tout moment démonter Ii Fufée , comme on cil obligé de fliire par la méthode ordinaire.

F/g. 4. Eil une Planchette font ajullées trois Griffes pour tenir des Mouvemens dans une fituation vertical , les deux GritFcs d'en bas font attachées fur la Plaque , & celle d'en haut A fe meut à coulice pour ferrer le Mouvement. Cet Outil elt de l'invention du S' Mazurier.

F/g. 6- Elt un pareil Levier que celui qui tient à la Machine pour égaler les Fufées. On fe fert ordinairement de cet Outil leul , fans autre compofition i mais il faut démonter la Fufée bien des fois avant qu'elle foit égale i ce qui fait qu'on lui pafle fouvent des irrégularités qu'on ne feroit pas avec la Machine Fig. I. qui eft par conféquent plus parfaite & plus diligente- Un Horloger a prétendu avoir perfectionné ce Levier en met- tant le poids parallèle à la pince j tous ceux qui l'ont fait avant lui n'ont pas cru fe de.voir faire honneur de fi peu de chofes-

PLANCHE XIV.

F I G ZJ Ji E I.

EST une Poupée qui s'ajoute à un grand Tour > ce qui forme un Tour qit'on appelle Tour m i'air. L'Arbre A- B. efi: tenu lolidement entre deux Poupées du côté A. & de celui B. Le coié B.ell: tm cône qui entre dans un trou de même figure > cet Arbre eft creux &: y entre quarrément, la Fraize C- que l'on ferre avec

40 DESCRIPTION DES OVTILS

vine vis r. Figure %. eft le développement. Avectm pareil Tour £c les Arbres qui s'y ajoutent'^ on tourne des Boëtes de Mon- tres , ôcc.

Fig. 3. Eft une Machine que j'ai imaginé pour polir des Mar- teaux de Répétition 8c des Kcllorts de Cadran , le Marteau efl arrêté au centre des deux portions de cercle , la Plaque G. tient le Marteau ferré avec des vis , les portions de cercles ont plu- fieurs trous poiir placer les pointes du Tour. Si on veut , par exemple , polir la tête du Marteau r. s. on tient la Machine à l'endroit font les pointes A. B. pour qit'elles fc rencontrent en ligne droite au plat du Marteau, ôc qu'elle cède aifémcnt par fon équilibre à l'irrégularité de la main. Si on veut polir la partie r. on place les pointes aux endroits C. D. de même qu'àE. F. quand on voudra poHr l'endroit S. On voit que parce moyen on peut mettre toutes les parties d'un cercle en équilibre fur le Tour, ôc les polir auffi plates & auffi aifément que l'on fait le quarré d'une Fufée fur le Tour 5 pour polir les deux côtés de la tête du Marreair, on le change de fituation. On poli les Relforts de Ca- drans avec une pareille Machine ajuilée exprès au contour dti Keflbrt.

Vig. 4. Eft une Machine qu'on appelle Lcnteme h Carda» ; mais au lieu que fon ufage eft de fervir de fufpenfion aux BoufToUes , &c. Le Sf Allard en a fait une autre application en la dcfti- nant à dreffer & à polir des faces de Pignons j il ajoute au centre plufieurs Pièces d'acier dont les trous lont de grandeur à conte- nir les tiges de Pignons j on tient cette Machine d'une main & on tourne le Pignon de l'autre , au moyen de TEmeri & de la Potée on poli facilement & dans une grande perfcclion les faces des Pignons ôc en peu de rems. Qiioique cet Outil foit bien aifé, il a cependant fa difficulté quand la tige eft courte. Pour re- médier à cet inconvénient je fais tourner la Lanterne &. je tiens le Pignon à la main.

La Figure marquée 5.fert d'addition à la Machine à fendre les Roues fans platte-forme qu'on trouvera à la Planche z 3 . Elle auroit dù^ être jointe à cette Planche j mais étant arrivée trop tard je n'ai pu la placer que fur celle-ci. Cette conftruiflion a été in- ventée par Mf Vayringe , Horloger de S- A. R- le Grand Duc de Tofcane. Il prétend fupprimer les différons Rochers que la Machine de la Planche 23. exige , il fe fert toujours delà iiiêmc vis monté fur un ChaiTis pareil jil donne à la grande Roue

qui

SERrANS A L'HORLOGERIE. 41

(juifert de Pktte-forme 3 6o.au lieu dc4io. Voici (x dcfcription. La Vis-fans-tîn B. porte une Roue deChampC.de 60. dents. Cette Kouë engrenne dans Un pignon de i o. marciué D. ren- . fernié dans la Pièce coudée A. D. que l'on ne voit pas quand Je Cadran E. lig. 6. eft monté. Ce Cadran eft divifé en 60. parties comme celui d'une Montre ordinaire, il cil fixé horizontallement par deux vis fur le bout du Chalîîs , &: le Pignon D. pafTe au centre pour porter l'Aiguille F. Cette Aiguille ei\ de deux piecesi la partie F. ell: d'acier , ôc la partie G. de laiton 5 elles font en- chaflees l'une dans l'autre , de manière qu'elles tournent ferme comme une tête de Compas 5 la partie d'acier porte un bouton qui lui fert de Manivelle , il y a fous l'intérieur du Cadran une Platine H- qui fert à porter l'Index Y- il y a auffi une Platine marqué I. fur le derrière de la Roue de Champ qui doit tourner ferme , fur laquelle eft placé un bouton qui donne un coup contre le Reflbrt K- à chaque tour que la Roue fait.

Monfieur Vavringe dit, que cette compofition donne les noml^re depuis I 5. jufqu'a i 15)600. parties, en avançant l'Aiguille d'une divifion à chaque fois que l'on aura fendu luie dent j par exemple, pour fendre une Roue de i 5 . il n'y a qu'à divifer Ife nombre de 360. par celui de la Roue qui eft 15.1! viendra 24. au quotient i ce qui fait voir qu'il faut faire 24. tours jufte de la 'Roue de Champ à chaque dent que l'on veut fendre , on tourne cette Roue avec la Manivelle L. On commence à mettre le bouton contre le Reflbrt K. qui donne un coup à chaque révolution j qui fac'hte de compter les tours flms fe tromper.

Mais fi on veut fendre une Roue donc il rclte des parties après k divifion , c'ell: alors que le Cadran horizontal fert ,,par exemple, pour une ,Rouë de 55). dents , il vient au quotient 6- rours de la Roué de Champ , mais il relire 6. lefquels il faut multiplici: par 6. qui font les révolutions que la Roue de Champ fait faire au Pignon de i o. ainfi je dis 6. fois 6. font 3 6. ce font 3 6. mi- nutes ou divifions qu'il faut ajouter aux 6. tours de Manivelle j ainfi pour fendre une Roue de 55). il faut faire 6. tours de Ma- nivelle &; 36. minutes. Je fuppofe donc, avant de commencer à fendre , que l'on ait mis le bouton contre le Relïbrt K. ce qu'il faut fairefà toutes les Roues que l'on fendra , de même il faut que l'Aiguille F- foit fur 60. minutes ; pour fendre la Roue de 55). il faut pofer /'/«^.-.v Y. & l'Aiguille G- fur les 36. mi- nutes excedentes deladivifion,comme elles font glacées au Gaaran. Tome L E

41 DESCRIPTION DES OVTILS

Figure 6. enfuire on fendra la première dent , & pour la féconde il faut faire les 6. tours de Manivelle, Se poufler avec le doio;t r Index Y. aux 36. minutes que marque l'Aiguille G. cela fait voir qu'il faut amener l'Aiguille F. avec fon bouton , à la place étoit celle G. marqué par Y. pour ajouter les 36. minutes à la denc que l'on fend > & l'Eguille G. qui ne change pas fou ou- verture tant que la Kouë n'eil pas fendue , fe trouvera fur i i . minutes , qui font les 3 6. parties pour la dent à venir , ôc ainû de fuite.

Il n'y a point de table de faire pour cette nouvelle méthode, on remarque feulement qu'il y a des nombres il faut multi- plier la Platte-forme par elle-même , ôc divifer le produit par le nombre des dents de la Roue que l'on veut fendre , 6c encore divifer ce qu'il vient au quotient par 60. qui font les parties du Cadran.

'U

PLANCHE XV.

Machine a dojjler pour fendre les Pignons,

CEtte Machine confifte en un Chaflis A. B- C D. qui porte une efpece de Chape B- E. dans laquelle entre à frotte- ment le Couteau F. G. la Lime eft tenue par des vis. Cette -Limeeft: pofée dii-ecVement au-deffus du Pignon K. dont un bout de la tige elf porté par l'érrier L & l'autre bout eft engagé dans l'extrémité de l'Arbre K. fixé au centre de la Plate-forme L.M. Le fécond Pivot de cette Platte-forme eft foutenu par une forte vis N. garnie d'un contre-Ecrou , l'Arbre K. eft foutenu par un montant P. qui peut fe fixer à la hauteur que l'on veut , de même que les féconds fupports Q. Q. qui fervent à foutenir la tige du Pignon 5 ces fupports font de même fixés par deux vis , la Platte- forme contient les nombres néceftlùres pour les Pignons. R. eft l'Alidade dont l'ufige eft femblable aux Machines à fendre les Roues i on voit qu'en mettant un Pignon fur la Machine., qu'il peut être fendu droit ôc égal , pourvu que le Chaflis ôcleDoflîer ibit bien jufte , & que la Lime foit parfaitement dans le centre du Pignon.

Il eft certain que de toutes les Machines à fendre les Pignons, celle-ci eft préférable , parce que la Lime réfifte beaucoup plus ■qu'une .Fraize, ôc qu'elle n'eft pas fi cherc.

SERFANS A L'HORLOGERIE. 45

PLANCHE XVI.

Machine ordinaire pour fendre les Roues ^ les Tignons.

CEtte Planche reprefentc toute la Machine de grandeur na- turelle i elle eftdifpofée comme pour fendre un Pignon.

Pour la: comprendre plus aifément, il faut voir le plan &: profil Figure r. Planche i S. Ces deux Figures font réduites, c. c. c. c. eft le Chaiîls qui fe démonte par le moyen de deux Ecrous qui paroiflent chaque bout. Ce ChalFis elt fixé à l'Etau par le te- non X. il renferme l'Arbre D. fur lequel eft attaché la Plattc- forme a. b. Ce gros Arbre eft percé pour en contenir quarré- ment plufieurs autres petits , qui font fixés avec la vis "VJT". Le colet de cet Arbre D. eft en cône &: tourne dans un trou de même forme fait à latraverfe'j l'autre bout eft mobile & retenu par le bout de la. vis Z. arrêtée par un Contre-Ecrou.

On voit p^ar cette difpofition que le Pignon G. l'Arbre D. & la Platte-forme tournent folidement eufemble &: très-jufte , fi le tout eft bien fait. .

Pour fixera volonté la Platte-forme, on fe fert de l'Alidade Figure I . Elle eft mieux vue dans la Planche 16. Cette Alilade eft fixée à un Tenon qui tient au Chaflîs , elle porte une vis dont- le bout pointu entre dans les points de la Platte-forme qui a plu- fieurs cercles divifés des nombres que l'on a ordinairement beioin. Sur la traverfe C. 4. Figure v. Planche i 8. eft ajufté le coulant A. qui fe trouve d'une autre conftru6tion que celui qui eft mar- qué dans les autres J/_^«rfi. Ce Coulant doit avoir deux Poupées & deux vis pointues, comme il paroît dans la Flanche 17. Entre ces deux vis eft placée la Pièce M. qui fe meut librem<;nt com- me ime charnière bien faite entre les pointes i. 1. ?Unche 17, Cette Pièce coudée contient encore la double Pièce H. Entre les deux vis pointues 3. 4.. Les deux vis 5.6. contiennent l'Arbre qui porte un Pignon Fig. p. ôc la Eraize N. le Pignon engrcnne dans la Roue I. qui eft tourné avec la Manivelle K. Cet aflem- blage fe meut comme deux Charnières fur une même ligne.

Quand on veut fendre un Pignon, on met le petit Arbre Flanche 117:. dans le gros Canon D. de la Platte-forme, & on met fur la traverfe du Chaffis la Pièce H, H^ Planche 16 > donc iiegrofîl eft, à. côté Figun z.. Cette. Pièce, étant arrêtée par deux-

44 DESCRIPTION DES OUTILÎ

vis , on ajoute la Poupée L- pour maintenir le Pignon G. CeU étant ainii difpofé , on approche tout l'alFemblage par le moyen de la vis N- N- ôc on fend le Pignon, pour régler la profondeur des Allés, on ajoute l'Equerre contournée I. K. Planche i G. contre laquelle gliiTe la Charnière qui porte laFraize , qui eil: mal figurée dans cette Planche. Qtiand une dent ell fendue on change l'Ali- dade d'un point pour en fendre, un autre , &c. car on fuppofe que l'on fçait que pour fendre un Pignon de 1 4. l'on prend le trait ou cercle divifé en 14-

Qtiand on veut fendre des Roues plattes., on ôte l'Abre T. Flanche 17. Pour en mettre d'autres en place avec des Ecrous, on ôte aullî la Pièce H- H. Planche i 6. la Poupée L- l'Equerre I. K. & la double Charnière H. Planche 17. enluite on met un autre .Arbre pareil à celui 7.. 8. Figure f. qui engrenne dans la Roue D. Dans cette diminution on approche le Coulant A- pour que la Fraize fende la Roue , lorfqu'on appuyé delfus & qu'on, tourne la Manivelle E. pour régler la profondeur de la denture. Cela fe fait par le moyen de la vis N. N. Planche i 6. Qiiand on fend une Roue de Champ c'eft la vis Q^ C^ qui règle la pro- fondeur de la denture.'

RECAPITULATION

!>£$ P/eces de la Afachine qui font vues dans la Planche 16. C. C C cil le Chaflîs. D. eft le gros Arbre qui porte la

c

Platte-forme. Cet Arbre contient celui 4. Se plufieurs au- tres de différentes formes & groffeurs- M. elt le Coulant qui pojte deux petites Poupées avec des vis. O. P. eft une Pièce de la première Charnière. P. R. S eft la féconde. T. R. eft l'Arbre qui porte la Fraize V- N. N. eft la Vis qui fait mouvoir les Charnières- I. K. eft une Equerre pour régler la profondeur des Allés des Pignons. H. H. eft un Tenon fur lequel eft placée Coulice la Poupée L. pour fuporter les Pignons. H. Figure z.fA. le pcofil. E. eft l'Ahdade. X. C eft un Tenon de la même Pièce que le Chaflîs. X. eft une Vis que l'on deffere quand on veut tcanfporter l'Alidade fur un autre cercle.

SERRANS A L'HORLOGERIE. 45

P I. E C E S

Q^UI PAROIS SENT AU PLAN, PLANCHE XVIII. F I G U R E i.

CC- Eft le Chaffis. D. eft la Vis qui porte une Manivelle pour faire avancer ou reculer le Couianr. A. B. eft la Piatre- forme- E. l'Alidade. Y. la Vis qui la ferre dans fon Tenon- E.

F. deux Vis de Poupée du couianr. H. eft une Roue qui ei>- grenne dans un Arbre qui porte les Fraizes , l'Arbre eft mis en place de la féconde Charnière pour fendre des Roues plates.

G. G. font deux Vis qui contiennent la féconde Charnière- N. N. font deux autres Vis qui tiennent l'Arbre qui porte la Fraize P. I. eft le Pignon. O- eft une Roue qui engrenne dedans pour faire tourner la Manivelle- 4. eft le Pignon que l'on fend. T. eft la Pièce qui tient au Chaihs poiu- porter la Poupée Q; S. S. R. font trois Vis. V. eft i'Equerre contournée qui règle la profondeur des Ailes des Pignons.

PROFIL

PLANCHE XVIII.

FIGURE i.

Ce C C Eft le Challis qui eft tenu dans l'Etau par le Tenon X. A.B. eft la Platte-forme. D. le gros Arbre, lequel eft percé pour placer quarrément d'autres Arbres qui font ferrés par la vis W- 4- eft une Plaque ronde pour garantir l'Arbre d'être gâté par la limaille. Z. elfc une Vis avccYon Ecrou , pour fup- porter l'Arbre delà Platte-forme. A- eft le coulant qui porte les charnières. Figure g. n. m. m. eft la Vis qui règle la profondeur des Roues de Champs, h. 0. Sont les Roues qui font tourner l'Arbre qui porte les Fraizes. /. f. Eft le plan de la Fraize & du Pignon de l'Arbre, q. r. Eft la Poupée qui tient le Pignon, t. t. Eft lefupport, G. le Pignon à fendre. Les 5. trous qui paroiflenc entre /. m. font pour faVe incliner la Fraise comme pour fendre Une Roue de vis-fans-lin.

4tf DESCRIPTION DES OVTlLS

DEVELOPPEMENT

DELAPLANCHEXVII.

A. Eft le coulant du Chaflîs fur lequel font mûës les char- nières. B. eft une Vis pour fixer le coulant après la rraverfe du Chaflîs. C. M. D. E. eft une pièce de la charnière avec l'Arbre, ja Roue ôc la Manivelle qui fait tourner TArbre. qui porte la Fraize. H. I. K. eft une autre pièce qu'on ajoute quand on veut fendre des Pignons. Cette aflemblage eft tenu avec le bout des . •Vis 3 . 4- 5- 6. N. Fig. p. p. y. 8. eft l'Arbre qui porte les Eraizes.- R. R. R. font trois Arbres dont il y en'Meux qui en contiennent d'autres plus petits, comme R. f. f. f. Sont les Ecrous.T, eft un Arbre fait exprès pour fendre les Pignons..

MACHINE

A FENDRE LES ROUES,

Innjentee par le S*" S IJ L L Y , & perfeêîionnée par^ M'deUFAVDKlERE, Confiiller au Parlement.

PLANCHE XI X.

LA Platte-forme P. eft enfermée dans un Chaffis A- B. Ce La Pièce d'en bas B. C. fe peut démonter lorfque l'on 'veut retourner la Platte-forme qui eft divifée des deux côtés. Ces deux: pièces qui forment le bâti font foutenuës par deux traverfes D-,. E. que quatre colonnes de cuivre tiennent élevées à une certaine- hauteur.

La Roue F. qui fait mouvoir la Fraize eft fourenuë par fon Arbre qui traverfe les deux montans G. H. dans lefquels elle peut tourner librement lorfqu'on la fait tourner avec la Mani- velle L Les montans G- H. font fixés fur le Tour K. L- qui eft mobile de bas en haut autour de deux vis telles que M. pratiqué dans un fécond Tour M- N. Ce Tour peut fe mouvoir autour du point N. le long des Arcs O. R. on le peut fixer à Pin— ciinaifon qiie fon veut ,. en ferrant. l'Ecrou N. & deux vis , telles.

SERRANS A L'HORLOGERIE. 47

•que Q; de manière que le premier Tour K.L. & le fécond Tour M. N. tournant enfemble peuvent s'incliner plus ou moins j ce ■que l'on pratique lorfquè l'on veut railler des Roues de Ren- contre. Outre ce mouvement, cet afleniblage peut encore s'ap- procher ou s'éloigner du centre de la Roue ou de la Platte-forme, en faifant tourner la Vis S. Les Coiu-bes O- R. fur quoi roulent <ces deux Tours , font aiTemblées à deux Couliires telles que V- que l'on afllijetti à l'endroit néceiïaire par les vis. T. eft un Ecrou qui tient aux Couliffes qui fe promènent le long de cette ■vis , Se qui fait avancer ou reculer ce compofé ; car la vis ell fixée à d'endroit S. par un coler , Se fon autre extrémité eft rivée &. en- tretenue par un RelTort placé à la traverfe qui fupporte les Arcs. ■L'Arbre de la Fraize X- tourne furies deux points K. L. il porte le Pignon Y. dans lequel engrenne la Roue F. On règle l'abba- tage de ce Tour parla Vis Z. qui porte fur une Pièce que l'on ne peut voirdans cette Figure , mais qui eft attachée au Tour M. du côté G. Il faut obfervcr que le Toiu- M. demeure confta- ment à l'endroit il fe trouve fixé , Se qu'il n'y a que le Tour K. L- qui puiflc s'abaifier ou s'élever par le moyen du Levier "W- qui tient à ce Tour. La Vis Zr. fe fixe aufiî par l'abbatage du .petit Levier 4. qui porte une Vis placée horiiontallement , 6c qui .aflujetti la première dans fon Ecrou.

Je réferve à la defcription de la Planche 22. des Developpe- 'tnem à expliquer la Machine Tig. i. dont les Vis M. K. L. font -ajuftées aux endroits ouïes voit placées- Je dirai dans ce même ■article , la façon dont il faut aiïlijetir la Roue à fendre fur l'Ar- . bre de la Platte-forme. Cette Roue reprefentée par le chiffre 5- planctei. ell: affermie ' fur fon centre par la Pièce 6. qui eft fixée à l'extrémité 7. du Coc<] 7. 8. 9. Ce Cocq fait charnière autour des deux Vis 8. io.pLi»che 20. de manière qu'en tour- nant la Vis I I-. pour faire monter l'extrémité 5). l'autre extré- mité 7. defcendj en appuyant fortement fur le Chapeau qui re- tient la Roue fur fon Arbre. Une Alidade ou /fidex iz.fl^inche 3.0. qui tient fur le milieu du Tour K. vers le point N. fert a diriger la Fraife au centre. Cette Pièce , fur la longueur de la- quelle eft tracée une ligne qui répond dans le plan vertical du centre, eft mobile autour d'une Vis, & porte fur l'épaiffeur de la Fraize. La grande Vis i 5. flanche 2 i. fert à affermir le Cocq 7. 8. pour lui ôter le jeu & lereffort que pourroient faire les vis lorfque l'on a afllijetti la Roue fur fon centre. La Vis 1 6- n'eft

4S DESCRIPTION DES OVTILS

qu'une Vis d'aflemblage du bâti. La Vis i 7. P/ajuhe i c). Se 20. retient l'Alidade 18. 1 5). compofécide deux Pièces principales. La première, eft le bras i 8. La féconde, eft une Lame de Laiton 15J. lï. qui eft pareillement retenue au-defliis de la traverfe D. Le bras 18. lo. Planche 15). qui eft coudé à l'endroit 20. porte une S. à rcxtrêmité ftipericure. 22. eft une Fourchette recour- bée , mobile autour de la Goupille 2 2 . qui la retient par la par- tie S. La partie 23. porte ftir une tige 2 5. cette tige porte & appuyé fur la Lame de Laiton 15). 2 i . de manière que le Kef- fort 24. qui tient à l'endroit 20. &: qui arboute par fon autre bout contre une cheville de la Fourchette , tend à faire baifter l'extrémité 2 3 . ce qui ne peut arriver fans que la tige 25. ne communique la force du Reflbrt à la Pièce 15?. 21. car la Four- chette ne peut couler le long de la tige , étant retenue à l'en- droit 23. La force de ce Reflbrt eft tranfmife à l'extrémité 15). de la pointe 26. qui retient la Platte-forme , pendant que l'on fend une dent. Le Proiil de cette Alidade fe verra mieux dans la planche zz.Fi(rure 2.

La petite Auge 28. Planche 15). eft pour recevoir la limaille quand on fend la Roue j on en joint une féconde de même figure qui n'eft que pofée fur J a traverfe A. au-deflous de la Roue F- èi qui anticipe un peu fur le bord de la première

EXPLICATION i:>\J PLAN D E C E T T E M A C H I N E.

PLANCHEXX.

MM. Eft le premier Tour qui peut s'incliner plus ou moins étant mobile autour du point N- On fixe ce Tour à l'en- droit néceftaire par le moyen des Vis Q- Q. qui traverfent dans les A.rcs O- R. B. B- font des Vis qui retiennent le fécond Tour K. H. Fi. G. dans le premier , & autour defquels il peut fe mou- voir. C. G. eft un Arbre horizontal qui tourne librement dans les montans Fi. H. &.qui porte les Roues F. E. La première F. qui engrenne dans le Pignon Y. eft pour faire tourner la Fraize X. d'un mouvement médiocre , & la féconde Roue E. fert pour avoir un mouvement plus prompt en plaçant un Pignon fur l'Arbre L. L. dans lequel eL^puifle engrenner. On donnera dans

la

SERFJNS A L'HORLOGERAE. 45,

îa Pliinche 2 1. la manière de fixer ces Fraizes fur l'Arbre.

A. 1 1. Planche 20. ell: l'Alidade qui fort à diriger la Fraize vers le centre 5 de la Kouë à tendre j elle ell mobile autour de la Vis A.

K-G. Sont des Vis qui foutiennent l'ArbreL. L. de la Fraize &: du Pignon. Z. eft une Vis qui dét(?rmine l'abbatao-e du Tour mobile H. Fi. en l'élevant par le bras W. Le petit Levier 4. elt pour afTujettir & fixer la Vis Z-

5 •■ Eft la Roue à fendre , qui eft retenue par la Pièce mar- quée 6. Cette Pièce qui eft faite en manière de fourchette pafle deflous le Pont 25). ou elle eft fixée par une Vis , &; retenue par l'autre bout 30. par un efpece de 7. d'acier , deflous lequel les txanches de la Fourchette s'engagent , de façon que quand on veut retirer la Roue 5- de deflus fon Arbre , on ne fait que defterrer la Vis 29. ô: tirer à foi la Pièce d. après l'avoir déga- gée de deflous la Pièce faite en forme de T. èc on la tire da deflous la Roue avec beaucoup de facilité.

7. 5?. Eft le Cocq fur lequel eft fixé le Pont 25?. & s'en- gage la Pièce 6. Ce Cocq. fait charnière furies deux Vis 8. 10. de forte qu'en élevant l'extrémité p. au moyen de la Vis i j. l'autre extrémité 7. s'abailFe , 6c affiijetti , par la Pièce 6. la Roue 5 ' fur fon A rbre.

i(î.-Eft une Vis d'afl"emblage qui retient l'Equerre dans laquelle la Vis 1 5 . eft placée , qui atFermicle Cocq. Cette EquerrG eft ûxée fur la traverfe D. D.

La Vis I 7. tient fur la même traverfe D- l'Alidade. La Pièce 13. eft le plan de la Fourchette qui porte fur la tige 1 5. Cette Fourchette étant pouflée par le Reflbrt 24. voyez pUnéi 5?. com- munique la force du Reflort à la Lame 21. & par conféquent à la pointe 26. qui entre fucceflivemenc dans les divilîons de la Platte-forme lorfque l'on s'en fert.

PROFIL

SUR LA LONGUEUR DE LA MACHINE. PLANCHE XXI.

AB. Eft la dernière Pièce du Tour folidement afll^mblée aux traverles portées par les Colonnes. CD. eft une pareille Pièce à la première 5 mais elle fe peut Tome 1. Q ^

50 DESC RIPTION D ES OVTlLS

démonter quand on veut pour retourner la Platte-forme j ce qui fe fait en démontant l'Ecrou I. qui iaille tomber les collets , en- tre lefquels l'extrémité D. ell allujetti > l'autre extrémité C. eft retenu par im Verou C E. que porte cette Pièce > ce Verou fe fixe par les Vis E. L. fon extrémité C entre à queuë-d'aronde dans le montant 26. de manière que quand on veut retourner la Platte-forme , on commence par ôter l'Ecrou 1. enfuite on lâche les deux Vis L- E. & l'on tire le Veroti par fon Bouton F. de F. vers E. On élevé un peu l'extrémité D. pour le dégager. de deflous le petit fupport i o. dans lequel il entre à cliquet ,■ après quoi l'autre Vis Y. &: A- étant deflerrée , on déplace facile- ment la Platte-forme P. pour la retournera car la Vis yE. n'eft que pour recevoir la pointe delà Vis de la Platte-forme, S: la féconde Vis Y- fert à l'affermir dans fon Ecrou.

S- V. Eli la Vis qui fert à avancer &: à reculer du centre 5, les Tours M. K. de même que les Arcs R. ôc toutes les Pièces qui en dépendent.

M- Eft le premier Tour mdbile autour du point N. & qui fe fixe par la Vis Q- Le fécond Tour K. compris dans le premier ToLxr M. a fon centre au point 2 4, Le centre K. eft celui de la Fraize & du Pignon. Le centre H- eft celui des Roues marquées F. E. dans la vingtième Planche > il fert à faire mouvoir le Pignon , ôc par conféquent la Fraize. La Vis G. eft pour fixer l'Arbre du Pignon. O. X. eft l'Alidade qui fert à centrer la Fraize, c'eft-à-dire , à diriger fon taillant ou fon épaifleur vers le centre de la Roue 5.

W. Eft le Levier qui fert à élever & à abaiftèr le Tour K. autour du centre 24. Le petit Levier 4. eft pour ferrer la Vis Z. dans fon Ecrou, ce qui fe fait en l'abbatant. La Vis Z. porte fur le fup- port 2 I. mobile au point 23. dans une Chape 22. qui eft fixée au Tour M. La Pièce 2 i . f e fixe à la Chape par une Vis , donc oia voit le bout au point xx. Cette Pièce eft encore tenue par un Rcftbrt 27.

6. -j. 8. 9. Marque le profil de la Pièce 6. qui retient la Roue y ôc celui du Cocq 7. 5?- qui fait ch.ïrniere au .point 8.

25». & 30. Eft la Vis fie la Pièce qu'on appelle T. qui retient le profil 6. La Vis 11. fert à élever le Cocq. La Vis i 5 . eft pour l'affermir jôc enfin la Vis 16. fert à affembler l'Equerre 8. 31. y:2. au bâti de la Machine.

SERrJNS A L'HORLOGERIE. 51

EX PLI CA TIO N

DE LA PLANCHE XXIL

AE. C D. Eli le profil fur la largeur ; ce font des Arcs dans lefqueis font mobiles les Tours luivans les Courbures E. C- F- B. ou F. A. E. D. Le centre des Tours ert au point G. on les fixe comme on l'a déjà dit par le moyen des Vis E. F. La Pièce A. B. C D. tient aux Couliflcs H- 1. par les Confolcs K. L. On arrête ces Couliffes pareillement par les Vis T. T. L'Ecrou M- retient les Colets que porte la Pièce N. qui fc dé- monte quand on veut , foit pour retourner la Platte-forme, foit pour autre chofe= .

La Figure 2. eft le profil de l'Alidade de la Platte-formc , qui cfl: retenu au bâti de la Machine par la Vis A. autour de la- quelle elle fe peut mouvoir. La Partie E. C. qui eft dclTus la traverfe. D. porte la tige E. mobile dans la Fourchette F. G. Fi. &: dans la partie C elle eft prife j la Fourchette eft auffi mobile au point G. La Cheville F. qui tient cette Four- chette étant pouflee en haut par le RciTort K. tend à faire baiffer l'extrémité H. fuivant l'Arc H- h. la Tige E. communi- que donc la force du KefTort K. à la Lame L. M. qui porte la pointe N- Cette Lame qui n'efl: retenue qu'au point L. dcfllis la Pièce D. elt obligée de fléchir 6c d'obéir à la force du Ref- fort j cette pointe retient alors la Platte-forme par fes divifions avec toute la force dont le Reflbrt K. efl: capable. Il eil évident que quand on change de divifion en élevant un peuPAlidade , que l'on contraint le Reffort K. qui enfuite étant mis en liberté, appuie de toute fa force contre la Cheville F. Se par conféquent contre la Tige E. car la Fourchette H- ne peut pas couler le. long de cette Tige.

La Vis p. fert à fixer plus ou moins la monture qtii porte la. pr/inte N. Cette monture tient à la Lame M. par une féconde Vis R. On aiTujettila Fraize Q. fur l'Arbre du Pignon G. par le moyen d'une féconde Pièce S. qui porte une pointe T- qui entre, dans un trou fait à la Fraize à l'endroit V. après quoi on affujetti îc tout cnfemble par FEcrou X. Il fautremarquer que la Pièce S- doit entrer quarrément dans une partie de l'Arbre.

La Roue à fendre Y. fe place en cette forte. On a plufieurs "Arbres d'acier 3.tei que Z. qui entrent dans, le Canon W"- de la.

Gij

5t DESC RIPTION DES OVTILS

Plarte-forme. L'Arbre d'acier porte deux pointes 4. 5. qui entrent dans la petite ouverture diamétralement oppofée ; pratiquée à la partie fupericure du Canon W- à l'endroit 6. 7. de manière que les deux pointes 4. &. 5. étauc engagées -dans les ouvertures 6. 7. l'Arbre Z. ne peut tourner que quand le Canon \/. tourne. On place enfuite la Roue Y. à l'endroit Z. on l'aiHijetti par Le Chapeau jE. fait en Ecrou : c'eft ïlir ce Chapeau que porte la Pièce 6. dont on a parlé dans les r/^^c^f^ précédentes. L'Affiette 5). du Canon W- le fixe au centre de la Flatte-forme , par le moyen de trois Vis telles que i o. de forte que quand on change la Platte-formc de côté , il faut démonter cette Pièce pour la remonter enfuite du côté que l'on veut opérer.

Voici comme on employé les Vis dans cette Macliine. La Pièce I I . eft fuppofée un des côtés du Tour -qui eft traverfé par la Vis 1 1. qui fert à recevoir le Pivot de l'Arbre du Pignon O- Cette Vis traverfé un Tenon i 3. placé dans une Mortoife pra- tiquée à la Pièce i i . Ce Tenon porte une féconde Vis i 4. dans laquelle eft enfilé le Colet i y 6c defliis ce Colet -e!!: l'Ecrou j6. fait du même pas que la Vis 14. de manière qu''en ferrant cet Ecrou on fait monter la Vis , qui tirant à foi le Tenon, re- rient fortement la Vis I ?.. contre les côtés de la Pièce i i- qu'elle traverfé i on [évite par-là le balotage des Vis dans leurs Ecroux. La Figure ï 7. eft un des Baifins qui reçoit la limaille à mefure que l'on fend la Roue.

De cette conftruction il rëfulte plufieurs avantages, i ^. La manière d'employer les Vis .pour éviter le jeu dans leurs Ecrous , fi petit qu'il foit , cil toujours nuifiblc fur la denture.

2**. La manière de diriger la Fraize au centre eft d'une utilité infinie » puifque par ce moyen, on ne fçauroit faire de denture qu'elle ne foit droite.

5". La manière d'alfujettir la Roue à fendre fur fon centre eft très-bien employée 5 les Vis fur lefquels eft porté le Cocq étant aulFi bien retenues qu'elles le font ne fçauroient faire refibrt.

4'. L'Alidade de la Platte-forme, quoiqu'elle paroiffe compo- fée , doit être confidcrée comme une Pièce bien conftruite , ayaitt lui RciTort qui agit avec beaucoup de douceur j ce qui donne le moyen de changer cette Alidade plus facilement que d'autres , qui font leur Reflort directement.

La plus grande partie des perfections que l'on recomioîtra diins îa pratique de cette Machine , lui ont été données par M^ de la l'audrierc à qui elle appartient.

SERFANS A L'HORLOGERIE. 53

MACHINE A FENDRE

UNE INFINITE'DE NOMBRE,

Inventée p^r Pierre F A RDO I L , Adahre Horloger

a Paris.

PLANCHEXXIir. FIGURE I.

LE Tour ou Charnière A- B. ne diffère point de ceux que j'ai décric dans les Machines précédentes i il peut coule r le long de rétricr auquel il ell adapté j il ell garni de fa Fraize, du Pignon & de la Roue qui la fait mouvoir. Tout l'art de cette Machine confille dans l'application des Pièces C D- & de la Vis- fans-Hn E. qui engrenne dans la Roue dentée F. de 410. que l'on fubllituë à la place de la Platte-forme j on aflujetti la Roue à fendre fur un Arbre vertical par le moyen d'un Ecrou, comme on l'a vu ci-devant.

Les Pièces C D. qui font tourner la Vis-fans-fin E. font placées flir une Plaque Ô D. fixée à la Machine- L'Arbre de la Vis qui la traverfe v peut tourner librement j fon autre extrémité eft: ^ loutenu par un Tenon H. Q- Lf»^^'^*- «-y^- e„^^^.^i*^^*.-^j<f.^.

La plaque G. C. D- détachée & reprefentée dans la féconde Figureiii^oxic un Levier L K. mobile au point K. Ce Levier pouffé par un RefTort 4. s'applique contre la Cheville I. il porte un Terme L. qui lui eft fermement attaché ; il eft difpofé en plan incliné comme il eft taillé, car il eft coupé lui-même dans lemilieu de fon épaifteur , de manière qu'il y a un Bifeau deflus , & un autre deflous j c'eft à l'endroit G. que p.-bfte l'Arbre de la Vis- fans-fin qui eft quarrée au forti de la Plaque 5 il eft aflez long pour pouvoir y placer toutes les Pièces. Le bouc de ce quarré porte une Vis pour retenir tout l'aflcmblage. La première Pièce que l'on place eft le Rochec M. doue le nombre dedenc eft arbitraire. Il porte un Canon percé d'un trou quarré propre à recevoir le bouc de la Vis-fans-fin 5 ce Rochec eft resienu par le Cliquet O- Ft^. 2. garni de fon Reflorc Un fécond Rochec N- dencé en raifon du nombre que l'on veut fendre eft joint contre le Ro- chec M. & fixés enfemble par une Cheville qui paffeau point P. Q^

54 DESCRIPTION DES OVTILS^

Sitr le même Canon du premier Rochet font placées deux Ali- a,^, dadcs R. S. T. VlZK première R. S. porte un Colct R. X.'"^iïî^'||^^_^ s'emboëte dans une ouverture T. Y. faite à la féconde Alidade. ^/^ On afTujetti l'une 6c l'autre par le moyen d'une Plaque ronde Z. qui entre dans une gorge pratiquée en T. Y. Trois Vis qui tra- verfent cette Plaque £c qui fe fixent à la première Alidade R. X. fervent à. cet ufage. La féconde Alidade poite un Cliquet 'W- qui fert à faire tourner le Rochet lorfqti'il engrenne j ce qui fe fait en poullant, l'Alidade avec la Manivelle qui eft adapté 5 car ces deux Alidades peuvent totirner indépendemment du Canon fur lequel elles font placées. Les Rochets qui tiennent à la Vis font retenus par le Cliquet O. de la Plaque C- D. Z"/^. 1. pour cet effet, il eft dans une fituation oppofé au. Cliquet 'W- de ma- nière que les deux Alidades tenant enfemble y fi 017 les tire à foi les Rochets ne bougent point i mais 11 l'on poufle la Mani- velle à droite , les Rochets feront néceflairement entraînés , parce que le Cliquet O. par fa difpofition, ne fçauroit les en empêcher. L'ufage de cette Machine étant pour fendre des Roues de nom- bre extraordinaire , j'ai dit que le Rochet N. devoit fe changer, bi qu'il devoit être de nombre difterent , fans pour cela être d'un plus grand ni plus petit diamettre. Je donnerai ci-après une règle générale pour trouver des Rochets en raifon des nombres don- nés 5 mais pour faire voir la manière dont on fe fert des Ali- dades , je vais pofer un exemple.

L'on veut fendre une Roue de 4-5)0. & l'on a troirvé qu'il falloit un Rochet de 49- dents , dont il ne falloit prendre que 41. dents. On place la première Alidade S. fous le Terme L- 6c avec la féconde Alidade V- on compte 41. dentsfur le Rochet ; enfuite on fixe les deux Alidades dans cette fitnation en ferrant forten>ent les trois Vis de la Plaque Z. qui alTajcttiffent l'Alidade •R. S. avec l'Alidade T- V- Enfuite on tourne la Manivelle juf- qu'àccquele terme L- arrête l'extrémité V- de. l'Alidade à Ma- nivelle i les Rochets M- N. entraînés par ce mouvement feront tourner la Vis E. enfemble la Roue dentée F. 6c la Roue à fen- dre qu'elle porte , la Machine ainfi arrêtée au terme L. on fend avec le Tour A. B- à l'ordinaire l'endroit de la Roue qui fe pré- fente, ôc pour recommencer, on retire à foi l'Alidade V- jufqu'à ce que le delTous du terme L- arrête l'autre Alidade S. les Ro- chers ne bougent point dans ce mouvement, on prendra fur le /econd Rochet N.. 42.- dents, enfuite repouffant comme lapre-

SERRANS A VHORLOGEKÎE. 55

miere fois l'Alidade , la Roue à fendre avancera de la quantité qu'elle le doit faire , pour être fendue j ainfi de fuite juiqu'à ce que la Roue ait fait un tour entier. Le Levier I. K. fe peut reti- rer en arrière lorfque l'on veut faire paflTer les Alidades,enretirauc avec le doigt le petit Tenon S. Fig. 1.

REGLE GENERALE.

^our trouver les Rpchets en raifon des nombres que l'on veuf

Aonner a une Kouè\

ON a donné à la Roue qui fert de Plattc-forme 410. parce que ce nombre renferme plus de parties aliquores > il faut divifer ce nombre & celui de la Roue que l'on veut fendre par un Di- vifeur commun, prendre le quotient de la Roue pour Rochet , -êc le quotient de la grande Roue ou Piatte-forme pour le nombre des dents du Rochet qu'il faudra faire pafler à chaque denc que l'on fendra.

EXEMPLE.

Soit donné le nombre 245;. qu'il faut fendre avec une Plattc- forme divifée en 420. telle qu'elle efl à cette Machine. Il faut di- vifer 420. & 245). par 3. -qui eft le feul Divifeur convenable aux -Jeux nombres, les quotients feront 140. &: 83-

On prendra donc un Rochet de 8 3 . &; à chaque dent qu'on voudra fendre on fera palfer 140. dents de ce Rochet , c'ell-à- dire , qu'on fera d'abord faire une révolution entière qui eft de 8 3. dents , & qu'on en fera encore pafler 5 7. ce qui fera les 1 40. dents, lefquelles 57. dents prifes après la révolution , feront dé- terminées par l'ouverture des Alidades : ces opérations fe font par les deux mouvemens fuivans-

On retire premièrement le terme L. en arrière afin de faire pafler les Alidades -i enfuite on abandonne ce terme , qui étant poufle par le ReflTort 4. revient dans fon premier état.

L'Alidade S. fe place fous le terme L- Fig- 2. & pouflant avec la Manivelle la féconde Alidade jufqu'à ce que fon extrémité V- foit arrêté , on fend la partie de la Roue qui fe préfente a la Fraize. Pour faire une féconde fente , on retire encore le terme pour laifler faire la révolution , &: on le laifle enfuite retomber pour fixer la divifion de 5 7 . ainfi de fuite pour chaque divifioii de la Roue*

5'

DESCKIPTIONDES OVTILS

TABLE

A L'USAGE DE CETTE MACHINE.

LA première Colonne marque les nombres à fendre. La fé- conde , les Rochers. La trojfiéme , les rours dos Rochers , Se la quatrième , les parties de tours du Rocher.

•;. EXEMPLE.

Si on veut fendre une Roue de 420. il faut tourner un tour jufte de l'Alidade pour chaque dent. Si on vouloit fendre la moitié de ce nombre qui eft 210. il faudroit tourner deux toursî pour chaque dent.

Si on a une Roue à fendre en i 02. il faut prendre un Rochet de 17. tourner 4. rours entiers, 6: rétrograder pour augmenter les 4. tours de 2. dents qui font deux i 7^'. Les Alidades que l'on a aju-ftées pour cela avant de commencer la Roue , font qu'on ne peut s'y méprendre.

ui "U T R E EXEMPLE.

Si on veut fendre une Roue en 40 5. on prend un Rochet de: 17. on tourne un tour, 6i un 2 7^ du Rochet pour chaque dent à fendre.

Mais fi la Roue à fendre excedoit le nombre de 420. pour lors il n'y auroit plus de tour entier à faire faire aux Alidades. Ce fera toujours moins des dents du Rochet. Par exemple , on veut fendre une Roue de 430. on trouvera dans la féconde Colonne un Ro- chet de 43. il faudra difpofer les Alidades de manière qu'elles faffent un tour moins une dent. Autre exemple. Oxi veut une Roue de 800. il faut prendre un Rochet de 40. tourner un tour moins i5>. dents, c'ell- à-dire , faire un demi-tour, & une dent de plus. Qi-iand on connoît la Machine cela efl: plus aife qu'il 41c paroît.

L'Auteur de cette Machine n'en a donné que l'idée au S'' En- derlin , qui l'a exécuté le premier s mais la Table qu'il a fait poux fonufage particulier n'étoit qu'environ le quart de celle-ci , ôc elle étoit fi confufe que perfonne n'a pu la déchiffrer.

Nombre.

57

Nombre

,

Nombre

à

Rochet, , T ou R. s. Parties.

à

Rochet,

Tours. Parties.

fendre.

fendre.

I02

17

4 tours 2 dents.

1 48

37

2 tour 3 I dents.

104

z6

4 . I

150

5

i . . 4

105

î I

4

152

38

2 . . itj

I 06

53

3 51

153

51

i . . 38

108

5)

3 . . 8

M4

1 1

1 . . 8

I 1 0

I I

3 . . ^

M5

31

2.-22

I I I

37

3 i^

156

13

2 . . ^

I I 2

28

3 ..21

158

.79

2.-52

114

i5>

3 . . 13

I 55)

53

2 . . 34

^M

^3

3 . M

I 60

8

2 . . ^

116

25>

3 . . 18

161

M

2 . 14

117

3P

3 . 13

162

?-7

2 . . I (j

118

5^

3 33

I 64

41

2 . 2 3

I 20

I 2

3.-6

165

1 1

2 . . ^

22 2

61

3 . . 27

166

83

2 . . 44

IM

41

3 . . 17

168

14

2 . . 7

124

31

3 ..12

170

17

2 . . 8

^M

M

} ' 9

171

57

2.-26

ii6

2 I

3 7

172

43

2 . . IC,

12S

3^

3 :9

174

ip

2 . . I 2

lie,

43

3 . . II

175

35

2 - - 14

130

13

3 3

176

44

2 - . 17

i3i

I I

3 . . 2

177

5i?

2.-22

M4

67

y ' 9

178

85)

2.-32

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